Dérivés
de berlines polyvalentes, ces breaks en reprennent
les lignes générales. Sans surprise,
on retrouve les même faces. Seuls les profils
et les parties arrière changent, ce qui est
normal.
Au niveau des mensurations, le besoin de doter ces
breaks d’un espace de chargement convenable pour
une famille a comme principale conséquence une
progression de la longueur. Ainsi, la Clio Estate qui
mesure 4,20 cm gagne 21 cm par rapport à la
berline. + 16 cm pour la 207 SW qui atteint 4,16 cm
et 4,24 cm pour la Fabia
Combi, la plus longue de ce
comparatif qui croit de 25 cm face à la berline.
Le break d’origine
tchèque dépasse par conséquent
d’environ 8 centimètres la 207
SW, et
la Clio
Estate de près de 4 centimètres.
Du coffre, que diable !!!
Qui dit break, dit forcément volume de chargement.
Logique, ces petits breaks ont des coffres plus vastes
que les berlines. A ce jeu de comparaison, c’est
la Fabia qui se distingue avec un volume oscillant
entre 480-1.460 litres. La Clio Estate se place à la
2e place avec un volume oscillant entre 439 et 1277
litres. Dernière, la 207 SW avec un volume
variant de 337 et 1 258 litres.
Les dimensions de la Fabia Combi de lui permettent
donc de s'imposer en capacité de chargement
face à ses concurrentes. Toutefois, le seuil
de chargement situé à une hauteur de
637 millimètres au-dessus de la chaussée
n’est pas le meilleur et surplombe l’aire
de chargement d’une quinzaine de centimètres.
Un problème que ne connait pas la 207. La
Clio qui dispose comme avantage d'offrir un plancher
de coffre que l’on peut retirer est à cheval
entre la 207 SW et la Fabia. Si vous désirez
profiter d'un plancher plat, vous perdrez en volume
avec seulement 403 litres. En revanche, si la capacité est
votre priorité, il vous suffit d'enlever le
plancher pour atteindre 439 litres mais le plancher
n'est plus plat.
Autre grief envers la Skoda, il faut enlever les appuis-tête AR quand on
souhaite rabattre (partiellement ou totalement ) la banquette contrairement à ceux
en virgule de la Peugeot ou de la Renault qui s’escamotent dans le dossier.
On apprécie également certains petits raffinements de la 207 SW
disponible sur la finition Premium comme le toit panoramique et la lunette arrière
ouvrante, des éléments absents sur la Fabia et la Clio.
Plus habitable ?
Plus longs, parfois plus hauts ou plus larges, ces
nouveaux breaks sont-ils pour autant plus habitables
?
Dans le cas de la Skoda, les passagers avant et arrière
profitent d'une garde au toit plus importante. L’empattement
de 2,46 m reste celui de la berline. L’habitabilité aux
places arrière est identique à cette
dernière et un peu plus généreuse
pour les jambes que sur ses deux rivales françaises.
La 207 SW est également plus spacieuse que
la berline. La garde au toit à l’avant
gagne 17 mm et 24 mm à l’arrière
-malgré la banquette rehaussée de 2
centimètres afin d’offrir à ses
occupants une meilleure vision vers l’avant-
grâce à un pavillon plus haut.
Cette caractéristique jointe à la partie
supérieure des portières AR (au-dessus
de la ligne de caisse) plus échancrée
améliore l’accès à bord.
La banquette est reculée, ce qui permet un
gain de près de deux centimètres en
longueur aux genoux.
Petite déception à ce
niveau pour la Clio Estate où l’espace
aux places arrière ne progresse pas.
Moteurs et comportement
Pour ce comparatif, nous avons opposé les
trois motorisations diesel les plus puissantes à savoir
le 1.5 dCi 105 ch pour la Clio, le 1.6 HDI 110 ch
pour la 207 SW et le 1.9 TDI 105 ch pour la Fabia.
Ce
dernier fort d’un couple de 240 Nm à 1
800 tr/min confère à la Fabia Combi
de réelles aptitudes routières. Il
autorise une vitesse maximale de 191 km/h et permet
de passer de 0 à 100 km/h en 11 secondes,
soit à peine 2 dixièmes de plus que
la berline. Toutefois, on lui reprochera son manque
de discrétion et son coté rugueux.
En revanche, la cylindrée plus élevée
et l’absence de boîte à 6 rapports
pénalisent la consommation comme le prouve
les 9,4 l de notre essai.
Avec le 1.5 dCi 105 ch, la Clio Estate ne perd rien
en vélocité par rapport à la
berline. Particulièrement linéaire
avec ses 240 Nm et discret, ce moteur lui permet
d’atteindre 186 km/h en vitesse de pointe et
ne demande que 11,4 s pour franchir le 0 à 100
km/h.
Le
1.6 HDi 110 ch se montre souple et volontaire en
ville et permet d’affronter en toute sérénité de
longs trajets. Comptez une vitesse maxi de plus de
190 km/h et de bonnes accélérations
(10,3 sec. sur le 0 à 100 km/h). Reprises également
vigoureuses, consommation bien contenue (9l/100
km sur notre court essai) complètent un tableau
sans ombre.
En
matière de tenue de route, les deux françaises
reprennent le dessus même si globalement
ces trois breaks affichent des prestations très
proches des berlines dont ils dérivent. La
Fabia Combi est très sûre, avec un comportement
toujours un peu trop sous-vireur. Bonne tenue de
cap sur autoroute et motricité limite pour
faire passer au train avant les 240 Nm du TDi 105
chevaux. Dans le domaine du confort, les petits breaks
français font mieux que la tchèque,
surtout la Clio Estate, d’autant plus que l’assise
des sièges paraîtra trop ferme à bon
nombre d’occupants. La 207 SW conserve toutes
les qualités dynamiques de la berline qui étaient
déjà parmi les plus remarquables du
segment B (meilleure direction et comportement plus
efficace que la Clio,
mais confort de suspension et phonique légèrement
en retrait de la Renault. La version Estate de cette
dernière
ne dénote pas par rapport à la berline
avec un des meilleurs comportements de la catégorie.
Moins dynamique que la 207 SW, la Clio Estate met
en avant le confort des passagers avec un excellent
compromis confort/comportement mais également
un silence de fonctionnement particulièrement
appréciable sur longues distances.
|
|
|
Texte
:
Olivier Pagès
Photos : Eddy Clio
|
|