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Le Renault Scénic et l’Opel Zafira sont des acteurs
majeurs de la catégorie des monospaces compacts. Pourvu jusqu’alors du 1,9 dCi
120 ch comme moteur diesel le plus puissant, le Renault Scénic s’offre
aujourd’hui une deuxième jeunesse grâce au tout nouveau 2.0 dCi que nous avions
découvert sur la Renault Mégane et qui nous avais enthousiasmé. Pour ce
comparatif, nous avons opté pour les carrosseries initiales c’est à dire que
nous avons volontairement oublié le Grand Scénic pourtant très proche des
mensurations de l’Opel Zafira car notre test n’était pas axé sur la capacité de
transporter 7 personnes.
Habitabilité
Sans
surprise, l’Opel Zafira est
nettement plus habitable en raison de ses 20 cm supplémentaires. Toutefois, le Renault
Scénic fait
plus que résister car il possède de véritables arguments notamment au niveau
des rangements qui foisonnent dans tout l’habitacle.
Entre ceux dans le
plancher, sous les sièges, la boîte à gants et la vaste console centrale
coulissante entre les sièges avant, vous n’avez que l’embarras du choix. Le
Zafira a nettement moins d’atouts dans sa manche dans ce domaine puisque seule
la version haut de gamme Cosmo hérite du pavillon aviation qui est parsemé de
nombreux rangements.
Pour
le reste, les deux concurrents font jeu égal même si le Zafira a choisi une banquette coulissante tandis
que le Scénic a préféré des sièges individuels qui peuvent être démontés. Une
bonne idée qui nécessite toutefois de la place pour les stocker.
Moins
modulable dans l’absolu, le Zafira a surtout le grand avantage d’avoir deux
sièges supplémentaires dans le coffre, ce qui porte à 7, le nombre de
personnes pouvant être transportées. Une configuration impossible sur le Scénic
à moins d’acquérir le Renault Grand Scénic.
 Terminons
enfin par le volume de chargement qui en version 5 places est logiquement plus
vaste sur le Zafira avec 645 litres contre 430 litres pour le Scénic.
Bizarrement, les deux monospaces sont au coude à coude en version 2 places avec
même un volume de chargement plus important pour le Scénic de 20 litres avec 1
840 litres contre 1 820 litres pour le Zafira.
Equipement et finition
La première chose qui nous a frappé lorsque nous sommes
entrés dans le Zafira a été la teinte bicolore (beige et gris anthracite) de la
planche de bord aux plastiques de qualité très variable. Si la partie haute ne
prête pas à la critique avec un plastique moussé, il n’en est pas de même de la
partie inférieure qui n’a droit qu’à du plastique dur, peu flatteur. Plus
grande uniformité dans l’habitacle du Scénic avec des matériaux de qualité égale.
En revanche, carton rouge concernant l’emplacement des commandes de GPS peu
pratiques et dangereuses à régler en roulant.
L’équipement
est très complet sur les deux monospaces mais c’est le Scénic qui s’en tire le
mieux avec une dotation de série plus riche avec notamment l’accès et le
démarrage sans clé, la climatisation automatique, le frein de parking
automatique, etc. En revanche, si l’on compare nos deux modèles d’essai, la
tendance s’inverse avec un léger avantage pour l’Opel qui était bardé d’options
dont notamment l’aide au parking AV et AR, l’accès et le démarrage sans clé, le
châssis sport… Il faut noter enfin que le 2.0 dCi n’est disponible qu’avec les
finitions hautes (Confort Dynamique, Luxe Dynamique et Luxe Privilège) alors
que le niveau Cosmo du Zafira est accessible avec la plupart des motorisations
Comportement
Nous
avions été enthousiasmés par la Renault Mégane 2.0 dCi et
il en est de même du Scénic pourvu du même moteur.
Très coupleux, ce moteur est
disponible dès les bas régimes et nous avons pu apprécier sa douceur
d’utilisation et sa capacité à monter rapidement à des régimes plus élevés
grâce à son couple de 330 Nm et plus de 300 Nm entre 1400 et
3300 tr/mn. Présent dès 1600 tours, il se montre ensuite vigoureux mais sans
aucune brutalité. Autant dire tout de suite que le 1.9 dCi 120 ch perd beaucoup
de son intérêt même si ce dernier est un très bon moteur. Les performances sont
en net progrès avec 14 km/h de mieux en vitesse de pointe (204 km/h) que le 1.9
dCi et un 0 à 100 km/h qui progresse de 0,5 s pour descendre à 9,4 s. Des
chronos qui le rapprochent du Scénic 2.0 Turbo.
Face à lui, le Zafira
qui est pourtant loin d’être un escargot rend les armes. Pas forcément en
vitesse de pointe où il concède seulement 2 km/h en vitesse maximale mais
surtout en accélération puisque le Zafira demande 10,4 pour passer de 0 à 100 km/h soit 1 seconde de plus que le
Renault. On lui reprochera également son coté plus rugueux dans les bas
régimes mais rien de rédhibitoire pour autant.
Côté
consommation, le Renault prend une nouvelle fois l’avantage avec une
consommation mixte moyenne de 6 litres/100 km contre 7 litres/100 km contre
l’Opel. L’autonomie est également l’un des points forts du Scénic grâce à un
réservoir nettement plus grand que celui du Zafira (80 litres contre 58
litres).
Sur
le plan dynamique, le Zafira qui était muni du châssis sport nous a plus
impressionné que son concurrent du jour qui pâtit d’un roulis excessif et
désagréable pour les passagers. La direction du monospace d’Opel est également
nettement plus informative et précise alors que celle du Scénic est plus floue.
Un défaut déjà constaté sur la Renault
Mégane.
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Texte : Olivier Pagès
Photos : Olivier Pagès et Eddy Clio
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