| En France
le segment des familiales (M2) est un peu comme le
pouvoir d’achat. Les ventes des généralistes
déclinent alors que celles des constructeurs
haut de gamme progressent. Les stars du marché sont
allemandes, abritent de grosses motorisations et se
négocient à des tarifs exorbitants. Prix
très souvent justifiés... à l’image
des nouvelles générations de Mercedes
Classe C et d’Audi A4. Avec la BMW
Série
3, les deux allemandes figurent parmi les 20 modèles les plus vendus en Europe l’an
dernier.
Du style et du charme
Chez Mercedes comme
Audi,
le nouveau design est toujours aussi séduisant
mais directement inspiré de
modèles commercialisés précédemment. La nouvelle
Classe C adopte les lignes en arêtes et le regard de la grosse Classe
S alors que l’A4 se repose sur le postérieur de l’A5.
Même
constat pour le bouclier façon RS4 et les feux LED.
 L’ensemble est harmonieux et évolue tout en douceur.
Pour dynamiser sa gamme sans trop bouleverser sa clientèle, Mercedes
propose deux faces avant. L’une typée luxe et confort avec la
traditionnelle étoile superposée sur le capot, l’autre
orientée sport avec une calandre aérée intégrant
l’étoile. Le physique prend donc une part importante dans l’achat
d’un véhicule premium. Il est dont capital pour ces deux constructeurs
de soutenir une certaine réputation.
Espace habitable
 Les deux allemandes se rejoignent sur un nouveau
point. Celui de la taille. La Mercedes progressent
légèrement (+5,5 cm) au profit de l’habitabilité.
Malgré ce léger gain, les passagers
arrière apprécient la différence
en largeur aux coudes et aux épaules. Le coffre,
lui, ne gagne qu’une vingtaine de litres. Sa
capacité se situe dans la bonne moyenne de
la catégorie. L’Audi A4, se rapproche
quant à elle de son aînée A6.
Elle gagne 11 cm de long et voit son empattement
progresser pour une meilleure stabilité. Cette évolution
n’est pas flagrante dans l’habitacle
où les passagers arrière ne gagnent
que 3 petits centimètres aux jambes. Comme
la Classe C, le coffre de l’A4 gagne 20 litres.
Technologie de pointe
 A
Stuttgart comme à
Ingolstadt on a mis le paquet sur la technologie.
Mercedes propose le
pack Advanced Agility qui régule l’action
des amortisseurs en fonction de la situation de conduite
ainsi que la direction et les commandes de boîte.
Chez Mercedes,
le catalogue des options est tout aussi complet en
terme de confort et de sécurité avec
le système PRE-SAFE qui anticipe les chocs.
Chez Audi, la philosophie diffère légèrement
avec une offre de série presque minimaliste
et un catalogue d’options interminable. Ainsi
pour bénéficier du très performant « Audi
Drive Select » qui permet au conducteur de
paramétrer son véhicule de A à Z
(direction, amortissement, réponse de l’accélérateur
et gestion de la boîte) il faudra débourser
2 770 € supplémentaires.
Motorisations
Pour ce duel, nous avons opposé les motorisations
qui représenteront le cœur des ventes.
A savoir le 4 cylindres Mercedes C220 CDi face au
V6 2.7 TDI de l’Audi A4. Le 2.7 TDI présent
sur Allroad, A6, etc. voit son couple légèrement
progresser. Sa sonorité rauque et virile,
est très loin des vieux TDI claquants. Avec
190 ch sous le capot et 400 Nm de couple, le V6 allemand
atteint le 0 à 100 km/h en 7,7 secondes pour
une V-max de 227 km/h. De quoi satisfaire amplement
les clients pressés. Disponible très
tôt, dès 1300 tr/min, il se montre civil
en bas et linéaire dans ses montées
en régime. Il est en plus secondé par
une boite auto multitronic très efficace dans
ses changements de rapports. A notre bonne surprise
ce 2.7 TDI n’est pas si gourmand (pour une
grosse cylindrée). A peine plus de 10l/100
km.
Malgré ses 2 cylindres et ses 20 ch de moins,
la Classe C tient aisément la comparaison.
Son couple important 400 Nm distille selon nous un
agrément supérieur. Avec des montées
en régime plus dynamiques et mieux contenues.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 0 à 100
km/h en 9 secondes, et une vitesse maximale qui flirte
avec les 230 km/h. Cette motorisation devient une
des plus convaincantes dans cette classe de puissance.
La consommation, elle, nous a paru légèrement
supérieure à l’Audi A4 avec une
moyenne de 12l/100 km.
Comportement/confort
 La nouvelle A4 a été conçue
selon la même architecture que le coupé A5.
Un empattement allongé, et des roues aux quatre
coins. La nouvelle A4 dispose en conséquence
d’une meilleure stabilité et d’une
meilleure répartition des masses grâce
au recul de moteur. En prime, les voies sont très
larges ce qui permet à la berline de virer
totalement à plat. Chose que la propulsion
de l’étoile gère moins efficacement
sur les revêtements humides… Le programme « Audi
Drive Select » est une petite révolution,
car il permet de configurer sa voiture. En mode « Dynamic » l’A4
est une véritable voiture de sport. Et la
suspension pneumatique un vrai bonus pour le confort.
De l’autre côté la Classe C plus
typée confort ne démérite pas.
Sa suspension pilotée privilégie le
calme et la douceur. Le comportement global de la
berline est très sain malgré les intrusions
répétées de l’ESP. Pour
le dynamisme visez Audi et pour le confort Mercedes.
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Texte
et photos :
Alexandre Bataille
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