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Depuis
l’arrivée du Citroën
C4 Picasso,
le marché des monospaces compacts 7 places
n’a plus connu aucun grand bouleversement majeur,
même si ce dernier a fait une entrée remarquée
au niveau des ventes.
Parmi les petites nouveautés à se mettre
sous la dent, seuls deux restyling, celui de la Mazda
5 et de l’Opel
Zafira.
 Commençons par le japonais qui a droit à son
traditionnel remodelage de mi-carrière comprenant
des boucliers avant et arrière redessinés,
une nouvelle calandre pentagonale mais également
des jantes inédites. Le Pack Sport a également été revu
avec un style plus agressif dont notamment des feux
arrière à diodes. Quelques évolutions
ont aussi été apportées à l’habitacle
mais rien de fondamental.
Même tendance pour le Zafira. Sa ligne a été rafraîchie
au niveau de la face avant, des bas de caisse et des
feux arrière. Les retouches sont légères,
mais apportent un brin de dynamisme. A l’intérieur,
les changements sont plus ténus, avec le cerclage
chromé des commandes de climatisation et de
radio, de nouveaux inserts sur la planche de bord et
sur les contre-portes, les systèmes d’info-divertissement
intégrant la navigation (option) s’enrichissent
d’une prise IPod et la console centrale arbore
une finition laquée piano (noir) sur la version
Cosmo.
Rien de nouveau pour le Kia Carens qui a été profondément
remanié en 2006. Le monospace coréen
est ainsi nettement plus sexy que la précédente
génération.
Habitable et spacieux
Qui dit monospace dit modularité et dans
ce domaine, nos trois concurrents nous en donne pour
notre argent.
La palme va sans aucun doute possible au Mazda
5.
Grâce à ses portes arrière
coulissantes (qui peuvent être électriques
comme c’était le cas sur notre modèle
d’essai), une rareté sur ce segment,
l’accessibilité aux places arrière
est particulièrement aisée - de loin
la meilleure devant le Zafira et le Carens. Ceci est particulièrement visible
lorsqu’on veut atteindre le 3e rang. L’habitabilité au
2e rang est très intéressante sauf
pour le passager central qui devra composer avec
un siège étroit. A réserver
simplement à des enfants en bas âge.
Une situation qui s’explique par le fait que
ce siège peut se transformer en bac de rangement.
Bonne surprise en revanche puisqu’il est possible
de faire voyager des passagers mesurant 1,80 m à la
3e rangée.
L’autre point fort du Mazda réside dans
la facilité à utiliser les différentes
configurations. Pas besoin de se contorsionner, le
passage de 2 à 7 places se fait sans effort.
Toutefois,
il faudra faire un choix entre les bagages et 7 passagers.
Si vous mettez l'accent sur le transport
de personnes, vous devrez vous satisfaire de seulement
112 litres, faible mais dans la moyenne. En version
5 places, le Mazda 5 se rattrape avec 720 litres.
Avec simplement les deux sièges avant en place,
ce volume passe à 1566 litres.
En seconde position, on est étonné par
le Kia Carens qui fait preuve d’une excellente
habitabilité au second rang. Attention toutefois,
aux places arrière en raison d’un espace
aux genoux limité. En dépannage principalement.
Le volume de chargement souffle le chaud et le froid.
Si le Carens déçoit en configuration
5 et 7 places avec respectivement 75 et 430 litres,
il offre en revanche une véritable soute lorsqu’il
reste seulement deux places avec 2100 litres. Pour
profiter de cet espace, le Carens possède
un système d’escamotage des sièges
particulièrement facile à actionner
notamment pour la dernière rangée de
sièges.
En dernière place, on trouve le Zafira. Ce
qui est le plus pénalisant sur le monospace
de chez Opel est son dispositif Flex7. Un paradoxe
quand on sait que c’est ce qui a fait sa force à son
lancement. Même si les sièges de 3e
rangée sont parfaitement intégrés,
le déploiement demande obligatoirement de
bouger la banquette de 2e rang. Peu pratique et surtout
relativement pénible à manœuvrer.
Si le Zafira est distancé dans le domaine
de la modularité, il apparaît comme
une valeur sûre pour ce qui est de la capacité de
chargement avec un volume généreux
oscillant entre 140 et 1 820 litre suivant les configurations.
La forme du coffre est ainsi bien carrée et
logeable avec comme autre atout un seuil de chargement
bas et large. Bon point également concernant
les rangements intérieurs avec, sur cette
finition Cosmo, la console de pavillon.
Le Zafira se distingue aussi par son habitabilité plus
correcte que celles des autres monospaces en compétition
quelle que soit votre position.
Moteur et comportement
Pour ce comparatif nous avons choisi d’opposer
les versions diesel les plus puissantes à savoir
des moteurs développant entre 140 et 150 ch.
Débutons par le Mazda 5. Le monospace japonais
est animé par le 2.0 MZR-CD de 143 ch, un
moteur élaboré à 100% par Mazda.
Ce 4 cylindres se montre à la fois puissant,
silencieux et peu gourmand. Ainsi, lors de notre
essai, nous avons noté une moyenne de 8 litres,
une consommation enregistrée avec 4 passagers
et bagages. Sur route, le Mazda 5 se conduit comme
une berline en raison d’un châssis efficace
qui est dérivé de la Mazda 3 et qui
a également servi pour le C-Max par exemple. Le confort est de très bon niveau
avec un filtrage de bonne qualité. Dommage
que les bruits d’air soient très nombreux à partir
du moment où la vitesse s’élève.
Le Kia Carens continue de nous séduire. Son
2.0 CRD de 140 ch se révèle plaisant
même si sa sonorité à froid est
peu agréable. Passé ce petit défaut,
il est brillant avec de bonnes performances, un coté tonique
marqué malgré un léger creux
dans les bas régimes. Rien à redire
sur la consommation légèrement supérieure à 8
litres dans des conditions similaires au Mazda 5.
Si le confort se veut plutôt satisfaisant,
le Carens pêche par un manque de dynamisme
flagrant en raison d’une direction imprécise
et des mouvements de caisse importants dus à la
plate forme de la Magentis, loin d’être
un modèle du genre. On reprochera également
la texture du volant peu agréable.
Enfin, pour le Zafira, nous avons eu droit au 1.9
CDTi 150 ch couplé à une boîte
de vitesses automatique à 6 rapports. Bien
connu, ce moteur se caractérise par les mêmes
particularités à savoir un moteur performant
(198 km/h en BVA et 202 en BVM) mais aussi des bruits
de fonctionnement trop présents notamment
lors des phases d’accélération.
Une impression renforcée par la BVA qui dispose
de rapports trop longs. Résultat, le moteur
se fait entendre. Pour ceux qui voudraient insuffler
au Zafira un caractère « plus dynamique »,
il est possible d’enclencher le mode « Sport » qui
est synonyme d’une belle réactivité au
rétrogradage. Logiquement, l’adjonction
de cette boîte automatique a des conséquences
en matière de consommation. Nous avons ainsi
relevé une moyenne frôlant les 10 litres.
Au niveau du comportement, Le Zafira qui reprend
la plateforme de la dernière génération
de l’Astra se distingue par un comportement
sécurisant et sans histoire. On regrettera
simplement l’amortissement un peu trop ferme.
Equipement, finition et prix
Globalement l’équipement de nos trois
modèles se veut complet, en particulier dans
ces finitions haut de gamme. Toutefois, ici, c’est
le Carens qui tire son épingle du jeu avec
un rapport prix/dotation imbattable. Il est ainsi
vendu plus de 3000 € moins cher que ses concurrents
et il a comme dernier atout imparable une garantie
5 ans unique sur le marché des monospaces.
Pour profiter de tout cela, il faudra tolérer
certaines lacunes comme une finition en retrait de
la concurrence et des plastiques durs aux nombreux
reflets très peu valorisants.
Autant dire qu’en matière de qualité,
Opel et surtout Mazda n’ont aucune difficulté à s’imposer.
Le Zafira souffre tout de même d’un dessin
un peu vieux. Le Mazda 5 fait donc mieux avec des
lignes modernes et des plastiques de qualité convaincante
même s’ils n’égalent pas
les références du marché.
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Texte
:
Olivier Pages
Photos : Olivier Pages & Eddy Clio
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