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Citroën poursuit la saga des
concept-cars dont la dénomination commence
par la lettre "C" . Après le C-Crosser
en 2001, la C-Airdream en 2002, le C-Airlounge en
2003, voici maintenant le C-SportLounge.

C-Crosser,
C-Airdream, C-Airlounge
Une étude à mi-chemin
entre un véhicule monocorps à l'allure
dynamique et un coupé sportif à 4
portes.
Pour élaborer ce nouveau prototype, Citroën
s'est appuyé sur le design déjà redynamité de
ses dernières productions, le coupé C4
en tête.
Cultivant sa dimension sportive, notamment grâce à des
portes arrière démunies de poignées,
cette C-SportLounge illustre à merveille le
concept de "Coupé Sportif 4 portes",
territoire également chassé par Porsche
avec son concept Panamera.
Elaborée sur la
base d'une C4,
cette future berline, avec ses larges ailes et
sa
double sortie d'échappement, affirme ainsi
un caractère bien trempé.
Stylistiquement
parlant, l'arrière s'inscrit dans
la droite lignée de ses grandes sœurs
actuellement commercialisées. Custodes
tranchées
façon C4 coupé, feux arrière
d'inspiration C5,
de derrière la C-SportLounge en impose.
Cette sensation de massivité est en
grande partie due à une véritable
meurtrière
en guise de lunette arrière et à ses
optiques façon boomerang. Pas de doute,
nous avons bien à faire à une
Citroën.
A l'avant, c'est beaucoup moins évident.
La bouche béante, encadrée
par deux ouïes
gigantesques rompt radicalement avec le
parti pris affiché récemment
par la marque. Les deux chevrons qui courent
habituellement
sur toute
la calandre sont ici remplacés par
des "petits" chevrons.
De cet avant, certains y verront une inspiration
de sa cousine 407 du même groupe, qui
arbore elle aussi une gueule d'enfer. Si
l'on veut aller
encore plus loin dans les tentatives de comparaison, à y
regarder de plus près, cette C-SportLounge
a un petit quelque chose de Mazda
RX8. Mais arrêtons
là l'analyse rendons à Citroën
ce qui appartient à Citroën.
Ce concept car prend des risques et rien
que pour cette raison,
il mérite le respect. Les touches
de chrome sont du plus bel effet, soulignant
le regard, décuplant
l'élégance, la C-SportLounge
s'inscrit dans l'air du temps.
Une ambiance de cockpit
A
l'intérieur, même si nous n'avons
que peu de détail, le toit panoramique permet
de rendre au passager une sensation de liberté un
tantinet entamée par des surfaces vitrées
latérales plus que limitées. Mais c'est
la mode des grosses ceintures de carrosserie, aussi
n'en voulons pas à cette C-SportLounge d'avoir
voulu être "In". "Une ambiance
de cockpit aménagé pour le plaisir
du conducteur" déclame le communiqué de
presse. Cette impression se traduit par le traitement
particulier de l'instrumentation à aiguilles
et son implantation. Le siège est solidaire
de la console centrale, ce qui permet de conserver
les commandes de boîte de vitesses et de climatisation à portée
de main. On retrouve également quelques touches
plus concrètes comme un volant à moyeux
fixe déjà vu sur la C4 et des palettes
fixées à celui-ci pour les changements
de rapports.
Les passagers n'ont pas été oubliés.
Quatre personnes pourront prendre place et leur accès
sera facilité par des portes à ouverture
inversée.
Une chose est certaine, à défaut de
pouvoir le vérifier, cette C-SportLounge est
un réel plaisir pour les yeux et c'est déjà beaucoup.
Vu son physique, cette C-SportLounge est prometteuse.
Véritable paradoxe sur roue, elle dévoilera
tous ses charmes au prochain salon de Francfort.
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Sommaire de l'article |
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C-SportLounge,
futur squale des routes ? |
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Texte
: Wilfried Bousquet
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