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Plus
longue, plus large, plus haute, plus, plus, plus.
La Clio
III de
base annonçait déjà la couleur. S'il est bien
un constructeur qui n'a pas peur de prendre des
risques c'est bien Renault. Tout chauvinisme mis à part,
il faut bien reconnaître que la marque au losange
est l'une des plus dynamiques. Pour preuve son
dernier concept car Egeus,
s'annonce comme une des stars du Salon de Francfort.
Là où beaucoup se dégonflent surtout lorsqu'il
s'agit de remettre au goût du jour l'une de leurs égéries,
Renault prend des risques. Connu ces dernières
années pour un parti pris stylistique plus que
discutable, Renault a su écouter les critiques
comme les louanges et une fois encore a réussi à innover
là où d'autres n'arrivent qu'à évoluer. D'autant
qu'avec 4 700 000 Clio
II vendues,
l'échec n'est vraiment pas permis. Peu importe,
arborant un style affiné, alliance de sportivité et
d'élégance, la Clio
III affirme
d'office sa différence d'avec sa devancière. Et
pour en revenir à la Clio RSC, c'est sur cette
base déjà très caractérielle qu'elle a, elle aussi
réussi à puiser la quintessence de la férocité.
Conservant la fluidité et l'esthétique tout en
rondeur de la III de base, la RSC y ajoute une
bonne dose de piment. Attention âme sensible s'abstenir.
L'actuelle Clio
RS semble
ainsi bien fade face au concept. Plus carrée, moins
fluide, moins agressive. La RS accumule les moins,
tandis que la RSC s'enivre dans les plus. Mais
comment ne pas frissonner devant la RSC ?
Avec
sa bouche béante piercée aux extrémités par deux
optiques additionnelles, avec ses larges ailes
qui permettent d'englober de monstrueux 215/40
qui viennent chausser les jantes de 18", avec
ses aérations greffées sur ses galbes avant pour
permettre aux disques de freins de mieux respirer,
et surtout avec son imposant extracteur d'air imbriqué sur
le train arrière, je vous le demande, comment ne
pas craquer ?! Sublime, agressive, exclusive, les
substantifs ne sont pas assez nombreux pour qualifier
le physique du monstre à sa juste valeur.
Il
est vrai que le clou du spectacle demeure à l'arrière.
Directement inspiré de la F1, le diffuseur d'air
intégré au bouclier arrière en impose. On imagine
alors aisément la RSC en bonne place dans une soufflerie,
passant des tests pour peaufiner ses performances
aérodynamiques à côté de la F1 d'Alonso. Ainsi
incontestablement la RSC a les armes pour prendre
la relève. Tout du moins visuellement. Plus extrême,
c'est sans concessions, aucune, qu'elle affirme
son caractère et la RS actuelle semble alors bien
pâlote à côté.
Mais
là où la RSC dépose littéralement son aînée, c'est
dans l'habitacle que ça se passe. Même si la RSC
n'est encore qu'un concept très abouti, et qu'il
est plus que vraisemblable que nombre des éléments
esthétiques tant à l'intérieur qu'à l'extérieur – s'il
vous plait Monsieur Renault ne nous enlevez pas
le diffuseur – disparaîtront sur la version
définitive, la RSC nous donne tout de même un avant
goût de la future ambiance à bord. Et là, il n'y
a pas photo, Renault a entendu les critiques. Si
l'actuelle RS a souvent été attaquée sur son habitacle
un peu fade sportivement, la RSC c'est tout l'inverse.
Difficile de faire plus sportif dans l'âme. Cuir,
chrome, sièges baquets indépendants, console centrale
en zinc – ces deux derniers éléments disparaîtront
probablement –, l'intérieur tient plus du
vaisseau spatial que de la banale citadine. Pédalier
en alu, levier 6 vitesses, volant sport avec un
méplat en partie inférieur, fonds de compteurs
blancs avec aiguilles rouge et présence d'un voyant
de changement de rapport, la panoplie du pilote
de rallye est complète. Le design intérieur aussi
brutal qu'à l'extérieur annonce la couleur, la
RSC est une sportive pure et dure, de la trempe
des GTI d'antan.
Le message est clair, la RSC ne se conduit pas,
elle se pilote.
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