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Quest-ce
quun minispace ?
Comme
les petites citadines, passées en revue le mois dernier
dans le Journal de Caradisiac, les
minispaces adorent la ville. Elles se garent dans un mouchoir
et font demi-tour sans s'y reprendre à deux fois (longueur
généralement inférieure à 3,50 mètres). Elles sont cependant
d'une polyvalence d'usage limitée, ne serait-ce que par
leur hauteur qui pénalise l'aérodynamique. Du coup, au moindre
vent de face, il est bien difficile à leur bord de maintenir
130 km/h sur autoroute. Avec une hauteur souvent supérieure
à la largeur et un centre de gravité plus haut qu'à l'accoutumée,
il ne faut pas exiger d'elles des prouesses en matière de
comportement routier.
Fruit
du croisement de midgets (race spécifiquement
japonaise de microcars, d'une longueur inférieure à 3,30
mètres et à la cylindrée moteur ne dépassant pas 660 cm3)
et de minivans, les minispaces asiatiques débarquent en
Europe depuis quelques années. L'une des premières importées
fut le Subaru Vanille, en 1994. Offrant six places sur une
longueur d'à peine 3,5 mètres, cet engin n'a pas connu un
grand succès en France, notamment en raison de son moteur
trois cylindres implanté dans le pare-chocs arrière, une
solution qui n'offrait pas une stabilité sur route évidente,
malgré ses quatre roues motrices. De surcroît, son prix
pimenté (88 500 francs), pour un véhicule urbain,
a découragé les audacieux qui s'attendaient à un tarif aussi
doux que le parfum de la vanille
Ceux
de notre sélection dépassaient rarement 60 000 francs
à leur commercialisation : nous avons en effet sélectionné
les millésimes 1998 et 1999, et des véhicules ayant parcouru
24 000 ou 36 000 kilomètres (12 000 km/an).
La décote
est relativement importante sur ces modèles exotiques, une
raison de plus pour s'y intéresser en occasion. Mais elle
est plus ou moins marquée, en fonction de la notoriété de
la marque et de la cote d'amour des modèles considérés.
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