|
Pourquoi
pas un décapotable à toit en dur escamotable comme pour
le Mercedes SLK ou la plus plébéienne 206 CC ?
Selon
les responsables dAudi, en partant de la plate-forme
de lA4, cette solution était impossible sans sacrifier
les places arrière ou (et) la capacité du coffre. Lassertion
ne révèle pas du bluff quand on considère la Lexus SC 430
au gabarit proche du cabriolet Audi qui se contente de deux
places de secours pour de cours trajet à larrière
et dont le coffre passe de 368 litres toit fermé à 135 litres
occulté. Et bien évidemment, en modifiant trop la base de
la berline par lallongement du porte-à-faux arrière,
divers problèmes surgiraient, déquilibre esthétique
ou de répartition des masses par exemple, ardus à résoudre
et qui alourdiraient encore le budget lié à la conception.
Une prochaine fois peut-être
Donc
acte. Le partis pris du toit souple se défend car on dispose
de 4 vraies places tandis que le coffre procure au minimum
le volume dune 206 ou dune Polo et profite dune
trappe pour trois paires de skis. Reste le prix de lassurance
qui grimpe encore, plus en raison du vandalisme sur la
chère toile de la capote que des tentatives de vol.
La
pureté de la ligne, capote en place ou rangée, na
pas laissé insensibles les badauds que nous avons croisés
au long de cet essai. Lantenne de radio, et éventuellement
celles du téléphone et du GPS, intégrées à la malle ne perturbent
plus lharmonie des formes, au contraire des appuie-tête
arrière. On déplore de ne pouvoir les enlever, ou pour le
moins quils ne soient pas rétractables dans le dossier
de la banquette. La capote disponible en noir, rouge ou
bleu, à lunette en verre avec dégivrage électrique, apporte
une isolation acoustique remarquable jusquà 200 km/h.
On le doit à sa triple épaisseur et à une étude aérodynamique
poussée qui a permis de gagner 15 % en Cx (0,30
capote fermée à 0,33 repliée) et daméliorer le niveau
sonore de 45 % par rapport à lancien cabriolet.
A ciel ouvert, les remous dair sont peu sensibles
jusquà 110-120 km/h, mais au-delà, le filet anti-remous
uniquement proposé en option (qui condamne les places arrière)
est bien utile. Bien évidemment, le mécanisme douverture
et de fermeture de la capote est automatique, y compris
le verrouillage sur la baie de pare-brise. Certains reprocheront
au ballet électrohydraulique de prendre autant de temps
que sur un SLK (24 secondes). Cela dit, lopération
se fait largement le temps dun feu rouge, moteur en
marche.
Entre
sport et confort
Le
renforcement de la structure induit une masse supplémentaire
limitée à moins dun quintal par rapport à la berline
(170 kg chez BMW). Il garantit une protection équivalente
en cas de choc frontal et latéral (4 étoiles Euro NCAP).
En cas de retournement, sajoutent aux montants de
pare-brise copieusement rigidifiés deux arceaux situés derrière
les appuis-tête arrière qui se déploient en quelques millisecondes.
La bonne rigidité torsionnelle, doublée par rapport à celle
de lancien Cabriolet qui était déjà dans le clan des
bons élèves il y a dix ans, amène un bon confort vibratoire,
en léger retrait néanmoins du cabriolet Série 3 à notre
avis. Les vibrations de la coque sont ainsi bien contenues,
moins avec les roues de 17 pouces installées de série avec
la motorisation 3 litres , dont les pneus présentent des
flancs un peu raides avec leur rapport daspect 45,
les roues de 16 de la version 2.4 offrant un roulage bien
plus confortable avec des pneumatiques de taille 55, sans
toutefois atteindre le niveau des références de la catégorie.
Les suspensions sont surbaissées doffice de 20 mm
sur les deux versions par rapport à la berline, améliorant
lassiette et le roulis de la caisse. Du coup, loption
châssis sport se contente dune modification de raideur
des ressorts et du tarage des amortisseurs. La proposition
de série nous paraît déjà suffisamment ferme et efficace,
avec un amortissement de meilleure qualité que sur les berlines
équivalentes. Le comportement très sain ne se montre jamais
pataud, avec un fonctionnement assez discret de lantipatinage
et du contrôle de stabilité ESP, mais les conducteurs très
sportifs qui veulent placer le train arrière à la demande
iront plutôt voir dans le clan des propulsions. La direction
parfaitement assistée comme le freinage, avec ABS + EBV
et aide au freinage durgence BAS, participe de la
quiétude à bord.
Lhabitacle
respire la qualité. Si ce nétait les aérateurs ronds
inspirés du TT et la console centrale redessinée, on se
croirait à bord de la berline. La position de conduite parfaite
et les sièges bien dessinés participent au plaisir de conduite.
Léquipement de série correspond un peu mieux au prix
demandé que chez BMW, comprenant la climatisation automatique
gauche/droite, les jantes alliage, lESP, quatre airbags...
La 2.4 reprend la dotation de la 3.0 litres, à lexception
de la monte pneumatique déjà notée et pingrerie notable,
de lordinateur de bord ainsi que du volant multifonction.
Parmi les options, on signale un grand choix de jantes,
la sellerie cuir ou cuir/Alcantara, les phares au xénon
et bien dautres, dont quelques unes sont toujours
hors de prix.
François
Chapus
Page
suivante :
Motorisations et comportement

Retrouvez
nos derniers dossiers:
|
|