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La
Vectra de troisième génération étrenne une plate-forme inédite,
avec des dimensions à la hausse de 5 cm en hauteur et près
du double en longueur. Cette progression profite essentiellement
à lempattement (+ 6 cm) et non au porte-à-faux.
Ce gabarit, somme toute raisonnable, reste plus proche dune
406 ou dune Laguna que dune C5 ou dune
Mondeo.
Le style
extérieur rompt avec celui de la précédente Vectra. Loin
dêtre banal, il soulève visiblement peu denthousiasme
dans la rue, avec une face avant qui semble emprunter les
optiques du coupé Honda Prélude de 96 et un arrière massif
qui rappelle vaguement une confidentielle coréenne de haut
de gamme, la Hyundai XG.
Si
la finesse et la rondeur des galbes du modèle remplacé sont
oubliées, laérodynamique reste soignée avec un excellent
CX de 0,28 contre 0,28 à 0,30 auparavant. En raison de la
hauteur du nouveau modèle qui accroît la surface frontale,
le SCX se dégrade aux environs de 0,61, ce qui constitue
encore une bonne valeur dans la catégorie. Lassiette
abaissée de 20 mm de lexécution sportive GTS qui sera
proposée avec la carrosserie cinq portes devrait profiter
dun meilleur coefficient de traînée.
La carrosserie
4 portes offre une réelle facilité daccès à bord.
Les cotes dhabitabilité progressent légèrement, insuffisamment
pour les jambes des passagers à larrière pour rivaliser
avec la C5 et la Mondeo. En revanche, le coffre gagne quelques
litres et offre toujours un grand volume, le plus généreux
de la catégorie avec celui de la Passat.
Ergonomie
et qualité à bord : peu mieux faire
La
présentation de lhabitacle joue la carte de la sobriété
et du classicisme. On note une très bonne position de conduite
grâce aux réglages en tous sens et des sièges confortables,
fermes sans excès et au maintien latéral correct. Linstrumentation
à cadrans ronds bien lisible face au conducteur est complétée
par le grand écran multifonction en haut de la console centrale.
Sy affichent, par exemple, les possibilités de réglages
de la ventilation. Il faut cliquer sur la molette des flux,
visualiser à lécran et re-cliquer ensuite.
Voilà
des manipulations qui divertiront les conducteurs de la
route, surtout les occasionnels, même si lefficacité
de la soufflante et de la climatisation séparée droite/gauche
nest pas remise en cause. A priori plus pratique,
on épinglera également la commande séquentielle des clignos.
Une légère impulsion permet logiquement denvoyer trois
signaux pour un faible braquage, un changement de file par
exemple, et une pression prononcée sert à un changement
de direction plus marqué, avec la normale extinction des
clignotants quand les roues reviennent dans laxe longitudinal.
Théoriquement
bien vue, cette double-commande exige un doigté de virtuose
pour ne pas se tromper : si on appuie trop fort pour
un simple changement de file, le clignophile
- comme disent nos amis suisses - ne sarrête pas de
fonctionner et bien sûr on sénerve jusquà clignoter
en sens inverse. Épique et parfois dangereux dans le flot
de la circulation. Cest un des « bienfaits »
du multiplexage dont la voiture est bardée. Voilà les seuls
griefs à porter à lergonomie des commandes, par ailleurs
irréprochable.
Notable
pas en avant pour la qualité des matériaux et celle de lassemblage
qui se situent à un bon niveau parmi les constructeurs généralistes,
à la hauteur de la Mondeo. La finition reste toutefois en
retrait de celle rencontrée à bord dune Passat ou
des familiales proposées par les trois marques de prestige
allemandes. Cétait vrai en particulier sur notre modèle
dessai pour trois des joints détanchéité des
portières qui laissaient passer des bruits dair sur
autoroute dès 120 km/h, contrastant de manière agaçante
avec les autres bruits dorigine aérodynamique quasiment
inexistants et la discrétion de la mécanique.
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Motorisation et comportement

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