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Les
deux moteurs proposés pour l'instant carburent au sans plomb.
Le 1.1 dérive du 1.0 de l'Atos. Bien qu'alerte, ce 4 cylindres
à 12 soupapes de 63 chevaux ne permet guère de s'éloigner
de la ville. En revanche, le 1.3 de 82 ch hérité de l'Accent
offre une réelle polyvalence sans consommer beaucoup plus.
Il autorise des dépassements en toute sécurité sur route
(0 à 100 km/h en 11,5 secondes contre plus de 16 sec. pour
la 1.1) et n'a aucun mal à soutenir un rythme autoroutier
avec une vitesse de pointe légèrement supérieure à 160 km/h.
Un peu rugueux à haut régime, il est accolé à une boîte
manuelle à l'étagement discutable, en particulier avec une
troisième longue. La boîte automatique à 4 rapports disponible
avec le 1.3 uniquement déçoit par sa lenteur de réaction
et la surconsommation qu'elle induit. Le 1.6 proposé sur
certains marchés n'a pas été retenu en France en raison
de débouchés trop étroits, cette classe de cylindrée ne
représentant chez nous que 10 % des immatriculations
parmi les petites polyvalentes. La motorisation diesel prévue
pour la Getz sera disponible au début de l'année prochaine.
Il s'agit du 1.5 de 80 ch délivrant 170 Nm déjà opérationnel
sous les capots de l'Accent et de la Matrix. Il dérive directement
du récent 2.0 CRDi de l'Elantra et Santa Fe, amputé d'un
cylindre. Ce trois cylindres volontaire un peu juste associé
au monospace compact Matrix devrait donner avec la Getz
toute sa mesure, avec des accélérations et des reprises
meilleures que celles du 1.3 litre essence avec une consommation
mixte selon les normes européennes inférieure à 6 l/100.
Comportement
et confort
Le
comportement routier se situe dans la bonne moyenne des
petites européennes. Sans pouvoir être qualifié de sportif,
il fait preuve d'une certaine agilité bien agréable sur
les petites routes sinueuses. Et d'une efficacité pas du
tout ridicule, au moins avec la GLS équipée de pneumatiques
185/55 R 15. Le bilan risque d'être plus décevant avec la
1.1 équipée de petites roues. Idem pour le freinage, satisfaisant
en distance d'arrêt comme en endurance avec la 1.3 GLS.
L'ABS (avec répartiteur EBV) se retrouve en série sur toutes
les versions et fonctionne plutôt bien même si on peut lui
reprocher de se déclencher trop prématurément. Pas question
ici d'aide au freinage d'urgence ou de contrôle de stabilité
(ESP), réservés à des européennes plus huppées. À défaut
d'avoir affronté de violents vents traversiers lors de notre
essai, on peut se risquer à pronostiquer une tenue de cap
sur autoroute plus rassurante que celle d'une Toyota Yaris.
La précision de conduite tient à la direction à assistance
hydraulique bien calibrée et à des suspensions relativement
efficaces. L'amortissement procure un confort honnête. Le
compromis confort/efficacité n'atteint pas toutefois celui
des meilleures françaises de la catégorie. L'insonorisation
assez soignée (sauf en charge) permet de se laisser bercer
par un très cool "Mar-cia" d'un certain saxophoniste ténor,
dont… nous avons oublié le nom.
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La Hyundai Getz en 10 chiffres clés
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