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En
changeant de style, le Z4 sest également transformé
sur le plan du comportement.
Il est devenu plus mature, moins joueur que le Z3. La faute
en incombe à plusieurs facteurs : le châssis tout dabord,
dont lempattement a >été augmenté et qui est aussi
devenu plus rigide ; la rigidité torsionnelle est ainsi
passée de 5 600 Nm/degré à 14 500 Nm/degré !
Sans que cela engendre, il convient de le souligner un surcroît
de poids. Avec 1290 kg, le Z4 3.0i est plus léger dune
vingtaine de kilos que lancien Z3 3.0i !
Autre
élément qui induit une différence de comportement :
la suspension.
Provenant de lactuelle Série 3, elle a été modifiée
et transformée
pour sadapter aux exigences du Z4. La greffe sest
très bien passée,
puisque, à la différence du Z3, il ny a plus de mouvement
de caisse sur chaussée défoncée. Ceci désolera peut-être
les amoureux dune conduite plus échevelée
Le
Z4 ne se conduit pas comme une vraie voiture de sport
Modifié,
le Z4 nest pas devenu une vraie voiture de sport,
mais il y a toujours
moyen de se faire plaisir au volant. Grâce à une position
optimale très
basse, le conducteur semble faire corps avec son bolide
dont la direction
électrique précise permet de placer instantanément lauto
sur la trajectoire
idéale. Le moteur 3.0i se montre suffisamment sportif même
sil distille
ses 231 ch de façon linéaire. Bien couplé à une boîte
six vitesses ZF
(la version 2.5i utilise une boîte 5), ce moteur savère
souple et brillant.
Dans quelques mois, le Z4 pourra recevoir en option, une
boîte robotisée
SMG à six rapports avec commandes au volant. De quoi se
prendre pour
un pilote de F1 et enclencher les vitesses à la volée. Mais
attention,
la version SMG du Z4 sera un peu différente de celle de
la M3, en particulier
du point de vue de la vitesse de passage des rapports qui
est de 80 millièmes de
seconde sur le coupé et passera à 150 millièmes de secondes
pour le roadster.
Comme on le voit, BMW privilégie pour son Z4 la sportivité,
sans que
cela vienne au détriment du confort.
Quoi
quil en soit et avec la boîte de vitesses manuelle,
si le besoin sen fait
sentir, il est toujours possible de dynamiser le Z4 en appuyant
sur la touche
DDC (Dynamic Drive Control) située juste à côté du levier
de vitesses.
Ce système électronique modifie les lois dassistance
de direction
et douverture des papillons de gaz. Au volant, on
sent tout de suite
la différence, avec une direction réclamant plus defforts
et un moteur répondant
plus rapidement.
Autre
système électronique modifiant le comportement de lauto,
le DTC (Dynamic Traction Control) vient en remplacement
du différentiel autobloquant (présent sur le Z3, disparu
sur le Z4). Il autorise, malgré le système antipatinage
DSC (pour lenclencher
il faut appuyer une fois sur le bouton DSC), un patinage
des roues arrière
à laccélération (jusquà 70 km/h, ou jusquà
0,4 g en cas daccélération
latérale). Ce système se révèle handicapant, puisque le
DSC
se déclenche toujours et freine, lorsque la dérive est trop
importante, la
roue incriminée. On peut également désactiver le DSC, mais
on se retrouve avec
une voiture - toujours sans autobloquant - manquant de motricité.
Reste
en fait pour se faire plaisir, à utiliser le Z4 sans dispositif
électronique
et à écouter avec ravissement le son mélodieux du six cylindres
BMW.
En effet, les ingénieurs de la marque ont fait un travail
remarquable sur
léchappement et la sonorité très grave est absolument
merveilleuse (à déguster
capote repliée, bien entendu). Travail excellent également
sur le confort
du Z4 qui a progressé, malgré des suspensions toujours fermes.
Et puis,
la capote en place, les bruits aérodynamiques sont bien
filtrés et on peut
discuter avec son passager sans élever trop la voix ou écouter
la radio sans
problème. À lautomne, un hard-top rigide sera disponible
au tarif de 2 500 €
(16 400 F) environ. Autre apport à la gamme du
roadster BMW : un six
cylindres 2.2i. Celui-ci arrivera vers la fin de lannée,
et constituera le
modèle dentrée de gamme. Tout cela bien entendu avant
larrivée dun moteur
quatre cylindres, qui nest malheureusement pas prévu
avant 2005 !Autre
mauvaise nouvelle, en raison des modifications, le roadster
BMW franchit
une nouvelle étape en termes de tarif. Alors que le Z3 3.0
saffichait
à 36 400 € (238 768 F), le Z4 doté de la
même motorisation est
vendu 40 900 € (268 286 F) ! Mais
il faut tenir compte de la concurrence,
et sur ce plan, face aux Audi TT 1.8 Turbo Quattro (39 360
€/258 185 F), Honda S 2000 2.0 (38 700 €/253 855 F),
Mercedes SLK 320 (42 600€/279 438 F), Porsche
Boxster 2.7 (44 400 €/291 245 F) affichant
des performances équivalentes, le BMW Z4 est particulièrement
bien placé.
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La Z4 en 10 chiffres clés

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