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Selon
son constructeur, le XC90 na aucune vocation de franchisseur.
Malgré une garde au sol (218 mm) meilleure que celle du
X5 ou du Classe M, il ne peut effectivement pas se permettre
de sortir des chemins balisés. Comme le BMW, il ne dispose
pas de réduction permettant doffrir une gamme courte
nécessaire en TT et bien utile au démarrage si on tracte
un bateau ou un double van. De toute façon, le poids remorquable
se limite à 2,25 tonnes, là ou les vrais balèzes emmènent
3,5 tonnes.
Transmission :
un système entièrement automatique suédois Haldex.
Le Volvo se distingue de ses congénères en faisant appel
pour sa transmission au système entièrement automatique
suédois Haldex. Un matériel à embrayage piloté identique
au FourMotion inauguré par la Golf il y a trois ans. En
temps normal, ce sont donc les roues avant qui motricent
(à 95 % selon Volvo !) et le XC90 ne devient
réellement "All Whells Drive" que quand les roues
avant patinent.
Le
transfert du couple vers larrière seffectue
imperceptiblement et sans retard notable. En principe
Curieusement, il nous est arrivé de patiner des roues AV
dans lherbe ou dans la boue plusieurs secondes, avant
que le Haldex veuille bien transmettre du couple à larrière
alors quune différence de rotation de roue de 1/7e
est censée lactiver. La logique de lélectronique
nous paraît à vrai dire un peu floue.
Bien entendu, comme on ne peut compter sur
le moindre verrouillage mécanique de différentiels pour
se sortir dun mauvais pas, la fonction antipatinage
TRACS du contrôle dynamique de stabilité DSTC tente dy
pallier. Cela permet de freiner une roue en perte dadhérence
en renvoyant le couple à lautre dans certains cas,
mais il ne faut pas en abuser au risque déchauffer
rapidement les freins. Motricité : inférieur au X5
en condition de faible adhérence. La motricité en condition
de faible adhérence est au final moins bonne que celle de
létonnant X5 à monte comparable (en pneus mixtes Michelin
Diamaris). Ceux qui veulent sortir des sentiers battus regretteront
que Volvo ait renoncé à lexpertise de Land-Rover et
en particulier à des aides électroniques plus sophistiquées
comme le contrôle de stabilité en descente (HDC) des Freelander
ou Discovery. En définitive, mis à part une garde au sol
améliorée de quelques millimètres (218 contre 193 mm) et
des débattements de roues sans doute un peu plus amples
(on est encore loin de la trentaine de centimètres autorisés
par des ressorts pneumatiques), le XC 90 se débrouille en
général pas mieux dans les chemins creux que le break XC70
AWD plus léger dune demi tonne et plus maniable (qui
a abandonné lan dernier son viscocoupleur central
pour passer lui aussi à lembrayage piloté Haldex).
Le
centre gravité se situe 89 mm au dessus du XC70, et bonne
surprise, le XC90 vire sans prendre plus de gîte que le
break. Le centre de gravité haut et la masse imposante naggravent
apparemment pas les mouvements de caisse. On nest
pas très loin du X5, qui lui, tourne presque à plat. La
prise en main sur route commence bien.Une direction bien
assistée et précise. Cela continue avec la direction, encore
mieux en base sans le "Servotronic" des deux versions
supérieures. Elle se montre plutôt ferme contrairement à
un ML qui a fait trop de concession au client américain
grabataire. Consistante, elle est également bien assistée
et précise, avec un peu plus dinformations sur le
travail du train avant quau volant du Mercedes. Ceci
noté, une bonne part de ces infos, on les a directement
par la bande son, les pneus mixtes chantent en grande courbe
rapide ou dans un virage pris en léger appui. Ou dans les
mains, par le biais dune colonne de direction plutôt
encline à retransmettre les vibrations.
Comportement relativement pataud.
Malgré
des suspensions bien conçues, lempattement respectable
et des voies larges, le comportement dynamique reste en
retrait du X5. Au moins aussi sûr, mais relativement pataud
en raison du poids et du choix de la répartition du couple,
et sans doute encore, de la préférence accordée par Volvo
au confort de marche. Le XC90 bénéficie également dun
amortissement de qualité, mais plus soft, agréable aux allures
modérées. Petit bémol quand on roule au pas ou quon
stoppe, les ressorts tarés en bout de course à laméricaine
garantissent une petite séquence de tangage dune ou
deux seconde après larrêt. Ce qui peut exaspérer.
Freinage efficace.
La puissance et lendurance du freinage surprennent
favorablement malgré limposante masse à ralentir.
La distance darrêt à 130 km/h est comparable à celle
dune S60 ou dune V70. Le système de freinage
intègre naturellement lABS, au fonctionnement discret-
le répartiteur électronique et une assistance au freinage
durgence EBA. Ce nest pas tout, le XC90 peaufine
encore sa sécurité active de haut niveau par un dernier
argument, le RSC .
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équipement et prix

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