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Disons-le
tout de suite, notre itinéraire d'essai, bien que
montagneux à souhait, ne nous a pas permis de cerner
tout à fait les limites d'un châssis copieusement
revu. Par la faute d'une chaussée bien ou moyennement
revêtue mais jamais fortement dégradée, par l'absence
de portion glissante (ou de pluie) et à cause d'un
copilote devenu blanc comme un linge après dix minutes
à l'attaque. Indigestion de virages et peur du vide
(sans parapets) sont des choses qui arrivent.
Juste le temps de s'apercevoir qu'elle
a gagné en agilité en rythme rapide ou carrément rallye
(toujours en levant la patte arrière intérieure au
virage) tout en améliorant encore la grande facilité
de la précédente RS (progressivité des réactions,
stabilité du train arrière en phase transitoire, précision
du placement du train avant et ressenti en général).
Elle se montre également plus efficace (vitesse de
passage en virage comme motricité dès avant la remise
en ligne). Ces remarques valent pour l'option châssis
sport (400 €) reconnaissables aux jantes peintes en
gris. Cette option se distingue par ses suspensions
plus fermes (raideur des ressorts accru de 20 % à
l'avant et de 15 % à l'arrière, aux lois
d'amortissement revues) et par l'assiette abaissée
de 3 mm (comme la Ragnotti). Elle comprend aussi une
épure de suspension avant différente avec des porte-fusées
spécifiques à diamètre majoré, avec points d'ancrage
des biellettes de direction positionnés plus bas,
qui conjointement à la rigidité de dérive supérieure
de 10 % des pneus concourt en principe à
un comportement encore plus incisif que la RS de base.
Le confort évidemment très ferme n'en
souffre pas trop sur la plupart des revêtements, sauf
dans le cas de légères ondulations de la chaussée,
des vagues pénibles à supporter.
Sport ou normale au choix.
Ce ne devrait pas être le cas de la
version normale qui a elle aussi subi maintes modifications
du châssis (également valables pour l'option sport).
Il s'agit d'un empattement augmenté de 13 mm et de
voies élargies de 12 mm à l'avant et de 16 mm à l'arrière,
avec un angle de chasse qui est passé de 1° 35 à 3°
et d'une raideur des ressorts AV accrue de 10 % ,
des mesures largement inspirée de la Ragnotti. A l'arrière,
la liaison renforcée entre le porte-fusée de roue
et le bras de suspension (+ 15 % de résistance)
permettent un meilleur maintien du plan de roue lors
de sollicitations transversales. Les appuis arrière
sont également plus fermes avec un amortissement plus
taré en compression (et assoupli en détente) afin
d'améliorer encore la précision de la trajectoire.
La barre anti-roulis AR passe de 22 à 24 mm de diamètre.
Le gain en raideur de 12 % ainsi obtenu
recentre la répartition d'anti-roulis et donc, la
mobilité du train arrière. Ainsi revu, le châssis
supporte des pneumatiques encore plus larges (ils
passent de 195/45 à 205/45 toujours en 16 pouces)
et plus performants que l'ancienne RS ou la Ragnotti
(qui bénéficiait déjà d'une carcasse plus rigide).
Les Continental sont abandonnés au profit de tous
nouveaux Michelin Pilot Exalto avec lesquels toute
la phase de mise au point a été réalisée. Ils sont
impressionnants d'efficacité sur le sec, au moins
avec l'option Sport essayée.
Le freinage se montre toujours à la hauteur, toujours
percutant et facile à doser à la pédale. Sa course
ne s'allonge pas plaquettes et liquide chauds. L'endurance
reste impeccable. L'ABS fonctionne également à merveille,
discret et tardif.
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équipement et budget
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