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A
sa sortie, l'exemplaire de la Speedster Turbo que
nous avions réservé chez le constructeur
pour un essai nous est passé sous le nez, un
peu trop vite sans doute, puisque détruite
par un journaliste maladroit, signe que cette auto
demande un minimum de concentration.
Comme
chacun sait, l'Opel reprend la base de la Lotus, celle
d'un roadster strictement 2 places à moteur
central arrière installé transversalement,
châssis en alu extrudé collé aussi
léger que rigide, double triangulation pour
les deux trains. Elle s'en différencie principalement
par le dessin de la carrosserie, des mécaniques
Opel et la partie arrière du châssis
adaptée en conséquence. Assemblée
dans la même usine anglaise d'Ethel, la cadence
de production de la Speedster peut monter jusqu'à
80 exemplaires par jour, comme celle de l'Elise.
Pas de jaloux.
Présentée au Salon de Francfort 1995,
l'Elise, parmi toutes ses qualités, avait frappé
les esprits par son poids plume. Au point que parmi
les ingénieurs qui avaient travaillé
sur le projet du Spider
Renault, certains, mauvais joueurs, prédisaient
que l'anglaise ne passerait jamais la barrière
des crash-tests réglementaires. La plus lourde
des deux n'est plus là depuis longtemps, l'autre
perdure...
Fin 2000, la petite Lotus a subi un premier toilettage,
concernant le style de la face avant, la gestion du
moteur, le dessin des sièges baquets, la capote
bien plus facile à manier,
, et surtout
les trains roulants (voies élargies, amortisseurs
Bilstein à la place des Koni, ressorts plus
raides,
).
C'est sur cette base que l'Opel Speedster a été
commercialisée au printemps 2001, deux ans
après sa présentation comme prototype
au Salon de Genève.
La
Speedster a dynamisé l'image d'Opel
Au
lieu du 1800 de 120 ch Rover, elle empruntait un moteur
Opel 4 cylindres 2,2 litres de 147 chevaux. Comme
elle pesait 160 kg de plus, le rapport poids/puissance
rejoignait celui de la Lotus. Moins agile que sa cousine
et à peine plus performante, la Speedster a
néanmoins contribué à dynamiser
l'image d'Opel, bien plus que les versions OPC, fausses
sportives dérivées de sages tractions
de la marque anglo-saxonne.
L'écusson au blitz (éclair) brille bien
plus qu'il y a quinze ans à l'époque
de l'Omega Lotus, berline aussi lourde qu'impressionnante,
mais trop peu fiable et chère (à l'achat
comme à l'entretien). Tout le contraire du
Speedster, plus abordable que l'Elise, aussi robuste
et presque aussi sobre à la pompe. Au printemps
2003, Opel en a remis une couche avec la commercialisation
de la Speedster 2.0 Turbo. Cette dernière a
fait de l'ombre à la 2.2 atmosphérique
qui a finalement été retiré du
catalogue à la fin de l'année 2003 après
4981 exemplaires écoulés. La turbo a
pour l'instant les 1500 unités vendus.
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Grand
merci au circuit EIA
de Deauville-Pont l'Evêque
Merci
à l'Espace International Automobile qui nous
a permis d'effectuer l'essai de l'Opel Speedster
sur son circuit de Deauville-Pont l'Evêque.
90 hectares de verdure, 90 voitures d'essais,
une piste de karting, des circuits spécifiquement
pensés pour le quad et le 4X4, ce complexe situé
à moins de deux heures de Paris vous offre la
possibilité de vous initier au pilotage à bord
de Lotus Super 7, Spider Renault Sport, Lotus
Elise, Smart Roadster ou Opel Speedster.
Plaisir personnel ou cadeau, n'hésitez pas à
les contacter -
Tél : 02 31 64 39 01. www.eia.fr
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Texte
et photos : François Chapus
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La
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Spartiate,
mais pas trop
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