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S'il
est réel, le confort de suspension est toutefois
obéré par des débattements courts,
surtout à faible allure. Cela au profit d'un
maintien de caisse très course. Les faibles
transferts de masse et le réglage sous-vireur
de l'auto (un peu trop ?) permettent de rouler sur
route ouverte sans appréhensions. Lever de
pied en grande courbe ou en virage qui se resserre
n'engendre aucune instabilité et l'arrière
reste sagement à sa place. Peu de changement
de ce côté là par rapport à
la 2.2 litres. Il n'y a qu'à l'approche de
la vitesse maxi où la différence se
fait sentir. C'est vrai qu'il y a un écart
de 25 km/h.
Tenue
de cap sereine
Au
dessus de 220, on note un allégement du train
avant peut agréable qui incite à bien
tenir le volant à deux mains, même si
la tenue de cap reste en fait plutôt sereine.
Faut-il en rechercher la cause dans une modification
de la géométrie du train avant ? Apparemment
non, puisque la seule modification de la 2.0 Turbo
par rapport à la 2.2 au niveau du châssis
touche les ressorts 10 % plus raides. Même
les pneus restent identiques.
Si on échappe à l'ESP, sans doute par
souci de sécurité, on a droit à
un ABS. Fourni par l'équipementier TRW comme
celui qui équipe la nouvelle Elise 111R, sa
mise au point de sa gestion semble plus sommaire chez
Opel, avec dans de rares cas une intervention prématurée
de l'antiblocage susceptible de rallonger la distance
d'arrêt. Un comble avec le freinage à
quatre disques ventilés (et perforés
en option à 500 €) d'un mordant remarquable
et d'une endurance époustouflante. Bon feeling
à la pédale, le système disposant
d'un servo d'assistance (contrairement à l'Elise
de base) bien calibré.
Sur circuit , dans notre cas sur le technique et très
sûr tracé de l'EIA près de Pont-l'Evêque,
la superbe rigidité de la caisse permet de
ne pas provoquer de variations des géométries
(rigoureuses, merci les triangles superposés)
et la Speedster répond au doigt et à
l'il à tous les gestes du pilotage.
Motricité
excellente
Pour
lutter contre le sous-virage, freinage dégressif
obligatoire afin de placer l'auto en entrée
et entretien de la glisse à l'accélérateur
en sortie. Un régal, surtout que le survirage
de puissance s'obtient à la demande, le turbo
ne connaissant aucun temps de réponse. La motricité
ne souffre d'aucune critique sur le sec, entre les
62 % de la masse supporté par l'essieu
arrière et l'absence d'antiroulis arrière.
Les plus sportifs, surtout ceux qui préfèrent
de belles dérives à une trajectoire
propre, regretteront l'absence d'un différentiel
à glissement limité, indisponible même
en option.
Voilà
une auto hyper saine, aux réactions progressives
et prévisibles, idéale pour affiner
son pilotage. Au prix des boudins recommandés
(des Bridgestone RE40 vraiment très chers),
on a limité notre séquence de tête
à queue pour tester les limites et la progressivité
à moins d'une dizaine (dont deux involontaires,
à chaque fois dans un enchaînement trop
technique pour moi. Mais aucun tout droit à
déplorer et pas la moindre sortie dans l'herbe
de plus d'une moitié de roue !). Dans le cas
d'une utilisation régulière sur circuit
qui correspond à sa nature profonde, il semble
judicieux d'investir dans des slicks, d'une part afin
de limiter le budget des pneus route, et d'autre part,
pour obtenir un comportement plus neutre en choisissant
des pneus avant plus larges que la dimension standard.
Bon d'accord, cette solution oblige à disposer
d'un break suiveur ou d'un box sur son circuit habituel.
Même sans cela, la Speedster Turbo procure des
sensations proches d'une formule de promotion. Un
peu sans doute grâce à sa direction non
assistée, parfaitement informative et jamais
trop lourde. Pas exceptionnellement directe ( près
de 2,8 tours de butée à butée)
et à la démultiplication moyenne entraînant
un diamètre de braquage passable pour une bestiole
plus courte que nos Clio et 206 nationales.
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Grand
merci au circuit EIA
de Deauville-Pont l'Evêque
Merci
à l'Espace International Automobile qui nous
a permis d'effectuer l'essai de l'Opel Speedster
sur son circuit de Deauville-Pont l'Evêque.
90 hectares de verdure, 90 voitures d'essais,
une piste de karting, des circuits spécifiquement
pensés pour le quad et le 4X4, ce complexe situé
à moins de deux heures de Paris vous offre la
possibilité de vous initier au pilotage à bord
de Lotus Super 7, Spider Renault Sport, Lotus
Elise, Smart Roadster ou Opel Speedster.
Plaisir personnel ou cadeau, n'hésitez pas à
les contacter -
Tél : 02 31 64 39 01. www.eia.fr
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