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Prévue
en début d'année 2004, la commercialisation
du petit mais génial Diesel 1.3 Multijet sur
la Panda n'a démarré qu'à l'été,
trois mois après son apparition au tarif de
la marque. Il ne s'agit pas d'un raté au démarrage,
simplement du fort engouement suscité par la
Panda qui entraîne des délais de livraisons
à rallonge, la capacité de production
de l'usine polonaise n'étant pas extensible.
 La
version 4x4 (non plus enclenchable mais intégrale
permanente par viscocoupleur) arrivera elle dans le
calendrier prévu, à l'automne, après
sa présentation au mois d'août au Salon
de Val d'Isère où elle a visiblement
intéressé beaucoup de visiteurs.
Début
2005, elle devrait suivre le Simba au look de mini-baroudeur.
Un
moteur en or
A
côté des deux moteurs à essence
(1.1 de 54 ch et 1.2 60 chevaux), l'excellent 1.3
16V Multijet 70 ch Diesel fait pour l'instant office
de motorisation haut de gamme pour la Panda, en attendant
l'hypothétique version sportive Abarth 100
ch. Hyper compact et léger (130 kg), ce 4 cylindres
double arbre 16 soupapes de 125l cm3 étrenné
il y a un an par la Punto a depuis essaimé
chez Opel et Suzuki. Il utilise la technologie "Common
Rail" des JTD de la génération
Unijet à l'injection en deux phases.
Le Multijet peut en réaliser 3 à 5 grâce
à une gestion électronique et des injecteurs
sophistiqués. Ses émissions très
faibles qui lui permettent de franchir allégrement
les futures normes de pollution Euro4 sans le moindre
filtre à particules et la consommation est
en baisse de 10 % par rapport à un
Common Rail de première génération
ou un TDi. En prime, le niveau de bruit de la mécanique
est remarquablement faible. Pas encore le silence
absolu à bord, mais sa discrétion à
froid ou en accélération étonne
en comparaison du rugueux 1.5 dCi de la CLIO
et de la Micra, du 1.4 TDi des Arosa
et Lupo et même face au 1.4HDi de la C2.
L'insonorisation
nous a également paru un brin mieux réussie
qu'à bord de la Suzuki Ignis
équipée du même moteur. Si la
puissance reste relativement modeste avec 70 chevaux,
ce moteur se montre toutefois agréablement
vif. Contraint d'utiliser ici une boite 5 rapports
plus compacte et moins costaude que la Punto, il perd
35 Nm en couple maxi, mais il en reste suffisamment
(145 Nm à 1500 tr/min) pour faire patiner les
roues au démarrage sur chaussée humide.
La motricité est néanmoins très
correcte, meilleure que celle de l'Ignis 1.3 DDiS.
L'agrément de conduite et les performances
appréciables (160 km/h ; 35 secondes sur le
1000 m DA), supérieures aux motorisations à
essence, permettent d'envisager un usage polyvalent
serein, même en pleine charge.
La
boite 5, mieux étagée que celle des
versions à essence se distingue par un verrouillage
un peu difficile de la marche arrière. Elle
est par ailleurs irréprochable.
Consommation
: bilan positif
La
consommation est un autre sujet de réjouissance.
En conduite Economy Run, certains de nos confrères
ont frôlé les 3 l/100 km. En condition
réaliste d'utilisation, nous ne sommes pas
descendus sous 4,6 litres. Sur voies rapides à
110 km/h, la Panda réclame un modeste 4,8 litres.
Comme l'aérodynamique (surtout l'importante
surface frontale) pénalise la consommation
quand la vitesse s'élève, on dépasse
les 7 l/100 km au de la de 150 km/h et déjà
plus de 6 litres à vitesse autoroutière
réglementaire. Si on peut dépasser légèrement
8 l/100 en conduite très musclée sur
route de montagne, la conso urbaine tourne généralement
autour de 6,7 litres. Le bilan s'avère donc
très positif avec une consommation moyenne
qui n'a pas dépassé 5,8 l/100 sur notre
long essai.
Si le supplément de plus de 1800 € par
rapport à la 1.2 ne sera pas amorti très
rapidement malgré presque le litre de moins
au cent, l'accroissement des prestations vaut bien
ce surcoût.
Par
FRANCOIS CHAPUS
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Les
concurrentes :
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Parmi les 5 portes : Opel Agila 1.3 CDTi, Suzuki
Ignis
1.3 DDiS, Toyota Yaris 75D-4D
Parmi les 3 portes : Seat Arosa 1.4 TDi, Citroën
C2
1.4 HDi 70, Peugeot 1007
1.4 HDi 70, Toyota Yaris 75D-4D, Volkswagen
Lupo 1.4 TDi
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Equipement
: choix plus limité
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