|
Inutile
de faire un cours de physique et d'insister sur le
moment d'inertie polaire. Le comportement de la C2
VTS est indéniablement plus sage que celui
de la Saxo
du
même métal. Comme l'empattement est encore
plus court, c'est rassurant. Les constructeurs ne
peuvent plus se permettre aujourd'hui de mettre sur
le marchéde petites bombes à l'équilibre
trop sportif sans risquer de nuire à leur réputation,
suite par exemple à de fâcheux échos
dans la rubrique des faits divers. Surtout pour des
véhicules destinés prioritairement à
une clientèle jeune et souvent inexpérimentée.
La
stabilitéest telle que la présence en
série d'un contrôle de trajectoire ne
nous paraissait pas indispensable sur le sec. Cet
ESP est déconnectable, mais il fonctionne finement
et perturbe finalement très peu en conduite
active. Si la C2 n'a pas l'agilitéde la Saxo
dans les épingles même ESP débranché,
elle n'a rien d'un tank. Elle suit un rail invisible
et n'en démord pas. Les réglages châssis
et les sensations sont en fait proches d'une Mini
Cooper. Le pilotage en perd un peu de son sel, et
on verra pas souvent une C2 dans une attitude survireuse.
Toutefois l'efficacitéest bien au rendez-vous.
La vitesse de passage en courbe et dans la plupart
des virages est remarquable pour une petite auto de
série, supérieur à la Saxo, sur le sec
comme sur le mouillé. Plus pistarde que rallye,
elle s'apprécie dans des trajectoires propres.
Tout
cela repose sur des suspensions simples mais rigoureuses.
Les lois d'amortissement et de flexibilité,
plus fermes que sur une VTR, se caractérisent
par une nouvelle barre anti-dévers dont
la raideur a étéaugmentée (diamètre
21 au lieu de 20 sur la VTR) garantit effectivement
un faible roulis, et de nouveaux ressorts avant et
arrière (raideur de 45 % au lieu
de 55 sur VTR à l'avant et 55 % au lieu
de 70 à l'arrière). L'amortissement de
qualitébien supérieure à la Lupo GTi
garantit un bon contact de la roue au sol sans battements
de roues. En revanche, le confort des suspensions
s'avère très ferme, voire désagréable
sur le bosseléou le passage d'une plaque d'égoét
à basse vitesse. Sur ce point, la Saxo
se montrait plus conciliante avec nos vertèbres.
La
direction assistée électriquement est
plus directe avec 2,6 tours de butée à butée
contre 3 tours pour les autres C2 (démultiplication
de 16,2 contre 17,8/1 à la VTR) mais le diamètre
de braquage reste à 10,7 m entre trotoirs, une valeur
exagérée pour le gabarit de l'engin.
L'assistance électrique variable n'est pas
la pire que nous connaissions loin de là, mais n'affiche
pas encore la même constance, et donc la précision,
d'un bon système hydraulique ou électro-hydraulique
pour placer au mieux le véhicule dans les virages,
car elle se durcit plus ou moins progressivement en
fonction de la vitesse.
La
C2 VTS adopte de nouvelles roues plus larges de 6,5
pouces avec de nouveaux pneumatiques Michelin Exalto
2 de dimension 195/45R16 qui participent grandement
au superbe grip de la monture. Ils exacerbent la qualitédu
freinage, avec des distances d'arrêt ultra-courtes.
L'endurance des quatre disques, ventilés à
l'avant, est également très bonne. L'attaque
à la pédale est malheureusement trop violente
pour faire "sport", et la progressivité
de la course n'est que moyenne par rapport à une vraie
sportive. Bon ABS. L'assistance au freinage d'urgence
(AFU) surprend en conduite dynamique par son entrée
en fonction précoce et son fonctionnement parfois
erratique. Un dispositif qui mérite d'être
banni sur les autos "à piloter".
Prix/équipement
tentant
La
C2 VTS n'offre pas la qualitédes matériaux
à l'intérieur d'une Mini
Cooper, ni
même d'une Lupo GTi (confer à nouveau l'essai C2).
On ne lui en tiendra pas rigueur car à équipement
globalement comparable, elle s'affiche à 2 000 €
de moins que la petite Volkswagen et l'écart
se creuse bien plus encore face à l'anglo-saxonne.
La VTS offre en série les projecteurs antibrouillard,
les rétroviseurs électriques, l'alerte
de survitesse (régulateur indisponible) l'ordinateur
de bord, la radio CD, ..., et la climatisation manuelle
(pack réfrigération auto à 350 €).
Les autres options concernent la peinture, métallisée
à 350 € et noire à 150 €. Pas de cuir, pas
de radar de recul, petites gâteries réservées
à l'Exclusive.
Page
suivante :
La
Citroën C 2 VTS en 10 chiffres clés
Forum
: que pensez-vous de la Citroën C2 VTS ?
Lire
aussi :
C2
1.4 HDi Sensodrive : au doigt et à l'oil
Citroën
C2: roulez jeunesse
C3
Pluriel HDi 70 ch : question de mode ?
Citroën
C 3 Pluriel : une pièce, bikini ou intégral ?
Citroën
C3 : séduire à tout prix
|