Toyota
Avensis 2.4 VVT-i 165 ch : le luxe de l'essence
Une
familiale haut de gamme qui se respecte se doit
d'avoir des motorisations dignes de son rang.
En attendant un moteur diesel de 180 ch prévu
pour 2005, Toyota dévoile aujourd'hui un 2.4 essence
de 163 ch. Noblesse oblige.
Lépoque
où Toyota était simplement un constructeur japonais,
parmi tant dautres est désormais bien révolue.
Pour se faire une place au soleil sur le marché européen
et notamment français, le géant japonais joue la carte
de la fiabilité (très peu de multiplexage qui est
parfois source de problème daprès le constructeur)
et sur la conception répondant aux besoins du marché.
Comme dautres modèles de la marque, lAvensis
a été dessinée au bureau de style européen de Toyota
situé à Sophia-Antipolis et est fabriquée en Grande
Bretagne.
Si
lancienne sinspirait de la BMW
Série 3
(notamment larrière en version 4 portes), la
nouvelle a pris en exemple la plus réussie parmi les
familiales de la décennie écoulée : la VW
Passat.
Certains jugeront lAvensis massive tandis que
dautres trouveront dans son style quelque chose
de sécurisant et inspirant confiance. Son apparence
nest pas trompeuse vu ses résultats aux crash-tests.
Lancée
en mars 2003, la nouvelle Avensis a mieux démarré
sa carrière commerciale que lancienne génération.
La venue de ce nouveau moteur est important puisquil
enrichit une palette de motorisations jusque-là réduite.
Lenjeu de cette nouvelle version ne tient pas
forcément en terme de vente (Toyota mise sur 3 % ),
mais plutôt en image, lun des éléments essentiels
dans ce segment.
Les
autres motorisations en bref
Le
1.8 VVT-i de 130 ch constitue une bonne entrée
de gamme sans histoire. L'agrément avec la
boîte manuelle à 5 rapports se situe dans
la bonne moyenne (en dessous avec la BVA de
conception ancienne). Consommation moyenne
réelle de 9l/100 km.
La version la plus vendue de l'Avensis en
France est de loin la 115 D-4D. Un diesel
2.0 l à rampe commune de deuxième génération
propre (Euro IV) et au brio suffisant pour
une majorité d'utilisateurs (195 km/h, 1000
DA en 33,5 secondes et reprises dans la moyenne
des 110-120 ch), mais qui nous avait déçu
par sa pénible résonance en 5e à partir de
130 km/h. Problématique pour une routière.
Il s'agirait d'un phénomène normal à moins
de 5000 kilomètres. Effectivement, un deuxième
véhicule affichant 8000 km se montrait nettement
moins gênant, sans cette fréquence grave.
Performances timides mais agrément correct
et consommation mesurée. (moyenne de 6,7 l/100
km sur plus de 1500 km d'essai).