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L'habitabilité
de la 607 reste parmi les références du segment. Avec
une longueur de 4,90 m dans une berline à moteur placé
transversalement, on en attend pas moins. Les rivales
allemandes, pourtant arrivées sur le marché plus récemment,
font pratiquement moins bien sur toutes les cotes.
Il est vrai que pour satisfaire l'exigence d'espace,
il existe dans leurs gammes une A8, une série 7A et
une Classe S. L'unique bémol à propos de la 607 concerne
la garde au toit pour les plus de 1,90 m à l'arrière.
La malle offre une capacité de 468 l, une valeur acceptable
en pratique, même si c'est en dessous de la moyenne
de la catégorie. Une véritable roue de secours prend
place dans le puit sous le plancher de coffre. Dossier
et assise de banquette rabattables en 40/60 font ici
partie de l'équipement de série. Tout comme le volet
de malle motorisé à l'ouverture et à la fermeture,
pas du tout crispant de lenteur et qui évite de se
salir les mains.
En
matière d'équipement, la 607 peut donner des leçons
à la concurrence.
Proposée en trois niveaux de finitions, chacun dédoublé
en orientation confort ou bien dynamique, tous disponibles
avec le V6 HDi, combinables avec plusieurs ambiances
d'habillage intérieur, la 607 donne le choix. Que
ce soit en Exécutive ou Sport en "base", Exécutive
Pack ou Sport Pack au niveau médian et Signature ou
Griffe en haut de gamme, la grande routière sochalienne
offrent avec ces six propositions un rapport prix/équipement
à faire pâlir les berlines allemandes, propre à compenser
une valeur résiduelle moins importante, voire à faire
oublier un dessin de la planche de bord qui commence
doucement à dater. Elle enfonce le clou avec une exécution
"Féline" proposée au tarif canon de 40 550 € depuis
le lancement du V6 HDi -et concernant uniquement les
deux V6, comprenant les projecteurs au Xénon, les
vitres latérales feuilletées, des sièges tissu et
cuir, etc… Attention la Féline est au catalogue à
titre temporaire. Son rapport prix/équipement est
même plus attrayant que celui des autres constructeurs
généralistes.
La
voiture de notre essai, une Signature haut de gamme,
se singularise par son opulence malgré quelques petits
oublis comme les feux bi-xénon directionnels, et la
quasi-absence d'options. Epinglons son système de
navigation RT3 à écran couleur de 7 pouces, qui outre
son bruit de fonctionnement se montre très peu intuitif
à l'usage. Il oblige à consulter longuement le mode
d'emploi si on veut éviter la crise de nerf. Le pompon,
c'est qu'il n'est pas compatible avec le kit mains
libre "Bluetooth" qui a récemment fait son apparition
sur la 607. Bon, après réflexion, on se dit que ce
n'est pas trop grave puisque radio, téléphone et navigation
GPS sont accessibles par le biais d'une reconnaissance
vocale. Qu'il faut paramétrer… Dernière récrimination,
au cours de notre essai d'une semaine, la bonne climatisation
bi-zone a été prise d'un coup de folie, n'assurant
plus un temps le désembuage…
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