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Pour
l’heure, le client doit se contenter d’un
nouveau V6 à injection directe et d’un V8
déjà connu (et reconnu pour son impressionnant
silence de fonctionnement). En trois litres, Lexus
passe du 6 cylindres en ligne façon BMW au V6 comme
tous les autres constructeurs. Cela plus pour des
raisons de facilité de dépollution (le cas des
deux cylindres aux extrémités d’un six en
ligne est plus ardus à résoudre) selon les dires
des responsables de la marque, plus que comme nous
le pensions pour des raisons de compacité, et donc
de meilleure absorption d’un choc frontal
pour des moteurs installés longitudinalement, propulsion
oblige. En gagnant au passage 40 kg sur l’ancien
6 cylindres en ligne.
Comme
chez Audi avec son récent 3.2 FSi, le nouveau
V6 trois litres Lexus se caractérise par son passage à l’injection
directe. Ce qui permet, notamment grâce à un rapport
volumétrique élevé (11,5 :1) de gagner de
6 à 8 % de conso en moins par rapport à une
injection classique, sans même faire varier le
rapport air/essence afin de fonctionner en mélange
pauvre (qui obligerait à installer un coûteux
catalyseur de NOx). Le rapport performances/consommation
s’avère tout aussi intéressant que sur l’A6
FSi. Malgré une masse à mouvoir de 1 620 à 1 660
kg à vide en fonction de l’équipement (c’est
au minimum 40 kg de plus que l’ancienne GS
300 ou qu’une BMW 530i déjà très lourde),
et la surconsommation engendrée par la boîte automatique,
la GS 300 se contente d’un étonnant 9,7 l
en conso mixte normalisée, soit entre 10,5 et 13
l/100 en moyenne réelle. Ce moteur soutient par
ailleurs la comparaison avec la concurrence, en
discrétion de fonctionnement (plus silencieux que
le V6 Audi), en rondeur comme en nervosité. Fort
de ses 249 chevaux à 6 200 tr/mn et d’un
couple remarquable pour sa cylindrée (310 Nm à 3
500 tours), ce moteur à distribution variable VVT-i
aussi bien à l’échappement qu’à l’admission
autorise des performances confortables. La GS 300
est créditée d’une vitesse de pointe de 240
km/h, de 7,5 secondes de 0 à 100 km/h et de 15,4
sec. sur le 400 m départ arrêté. C’est un
peu moins bien que l’A6 3.2 FSi et dans l’ensemble
un peu mieux que les chronos de la 530i. La boîte
auto, une nouvelle Aisin à 6 rapports d’excellente
facture aussi douce que réactive, permet des reprises
suffisamment vigoureuses en kick-down, et c’est
bien là l’essentiel.
La
version GS 430 devrait représenter 30 % des
ventes en France. Son V8 a très peu évolué et
se retrouve maintenant un peu à la traîne en puissance
et en couple par rapport à ses congénères européens.
Avec 283 ch et 417 Nm, il y encore de quoi faire
et la GS 430 équipée de la même boîte auto que
sa petite sœur croise sereinement à 250 km/h,
accélère de 0 à 100 km/h et sur le 400 m D.A. en
respectivement 6,1 et 14,4 secondes. Pas franchement
larguée par le clan des 300/335 ch, et sans consommer
plus (entre 14 et 15 l en moyenne réaliste). Le
V8 Lexus conserve néanmoins l’avantage en
silence de fonctionnement, absolument sidérant.
Ce facteur, lié à une caisse encore mieux isolée
que l’ancienne aux bruits de roulement nous
laisse un habitacle uniquement troublé par les
remous d’air. Au delà de 150 km/h, on en
serait presque agacé, même si les bruits aérodynamiques
sont en réalité aussi bien contenus que chez les
concurrentes.
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