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Si
on peut prendre un réel plaisir au volant, au moins
avec les 90 chevaux de la 1600, le conducteurs
comme ses passagers apprécieront le confort de
suspension. Même sur très mauvaises routes, voire
dans les chemins creux, toutes les aspérités sont
parfaitement gommées, à basse comme à haute vitesse.
Les grands débattements, les raideurs de ressorts
et le tarage des amortisseurs judicieusement calculés,
participent à cette très bonne surprise.
L’insonorisation
de bon aloi pour les bruits aérodynamiques, de
roulement comme ceux d’origine mécanique.
Toutefois, le 1.6, pas plus discret que le 1.4
en général, entre en résonance entre 3500 et 4
000 tr/mn. Pas de chance , c’est exactement à vitesse
autoroutière (entre 130 et 140 km/ compteur). Ce
bourdonnement est plus insupportable que le bruit à la
vitesse maxi (à 180 km/h compteur, à 5 000 tours).
Deux
moteurs à essence pour l’instant
Les
deux moteurs proviennent de la famille K7, longtemps
utilisés sur les modèles Renault dans la précédente
décennie. Eprouvés et amortis, légèrement revus
pour la Dacia, il ne sont pas tout à fait obsolètes.
Leur retard technologique est compensé par le poids
de l’auto, bien moindre que les compactes
occidentales actuelles.
Le
1.6 à 8 soupapes développe 90 ch à 5500 tr/min
et un couple de 128 Nm à 3000 tours. Rien
d’exceptionnel, mais compte tenu de la masse
de la Dacia contenue autour d’une tonne à vide
(200 kg de moins qu’une Mégane), le dynamisme
est au rendez-vous avec 175 km/ en vitesse maxi
et un peu plus de 33 secondes pour le 1000 mètres
départ arrêté. La consommation du 1.6 va de 6 à 11
l/100 km, la moyenne tourne autour de 8,5 litres,
résultat ni médiocre, ni modèle de sobriété. Assez
rageant, ce sont ses montées en régime sans brio,
pour ne pas dire exaspérante de lenteur, phénomène
exacerbé sur les deux derniers rapports, très longs.
Voilà une remarque qui concerne surtout le conducteur
pressé, pour doubler sur route ou sur itinéraire
sinueux.
Finalement,
et vous l’aviez deviné à propos des décibels,
c’est bien le 1.4 à huit soupapes lui aussi
qui a notre préférence. Un peu plus brillant à monter
dans les tours, un peu plus sobre et plus discret
que son grand frère. Ses 75 chevaux permettent
d’atteindre une vitesse maxi de 162 km/h
et de franchir le 1000 m DA en moins de 35 secondes,
comme une Focus 1.4 16V de même puissance. Etant
donné une fois encore la masse à mouvoir raisonnable,
975 kg , les 112 Nm (avec une courbe de couple
plus pleine que le 1.6) suffisent à procurer un
agrément de conduite très correct. Dommage que
comme pour le 1.6, la boîte (issue des Mégane et
Laguna actuelles) dispose de trois premiers rapports
raccourcis afin de privilégier les démarrages véhicule
chargé, laissant un trou avec les deux rapports
supérieurs sur lesquels il ne faut pas espérer
obtenir des relances décentes. Il faudra donc jouer
un peu du levier, celui-ci s’y prête de bonne
grâce. Ces deux moteurs sont encore aux normes
de dépollution Euro III, ceux respectant Euro IV
ne seront sur le marché qu’en janvier 2006,
date limite d’application de la nouvelle
norme. Economies, économies.
Pour
le diesel, il faudra attendre également le début
de l’an prochain pour commander une Dacia équipée
du 1.5 dCi de 65 chevaux. En essence, le 1.6 16V
(dégonflé de 115/110 ch à 107 ch) viendra soutenir
le 1.6 actuel qui en a bien besoin en mars 2006.
Vu la profondeur et la capacité du coffre, une
version GPL de ce moteur avec un réservoir gaz
de 100 l implanté tranversalement serait franchement
bienvenue. Renault proposait bien avec ce 1.6 16V
un système d’injection gazeuse parfaitement
au point sur la Laguna II (et l’a promis
sur le Scénic II ).
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Les
concurrentes de la Dacia Logan |
En
prix :
Citroën C1, Chevrolet Matiz, Daihatsu Cuore,
Fiat Panda, Kia Picanto, Lada 110, Opel Agila, Peugeot 107,
Suzuki Alto et Wagon R+, Toyota Aygo, Volkswagen Fox
En taille et habitabilité :
Chevrolet Lacetti, Hyundai
Accent, Kia Rio et Cerato, Lada 110, Seat Cordoba
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