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La
Fusion, c’est une Fiesta plus longue de 10 cm, plus haute dans les mêmes proportions.
Elle
en conserve toutes les qualités (si la partie
châssis n’évolue
pas, le comportement supporte amplement la comparaison avec les modèles
plus récents, la direction aussi) et les quelques défauts.
Le poids supérieur d’une trentaine de kilos et le SCx dégradé entraînent
une légère perte des performances et quelques décilitres
de plus en consommation.
Longue de 4 m c’est dans la moyenne des "grands" minispaces
actuels, juste en dessous l’Idea ou
la Meriva.
Revue
de détails
L’avantage
d’une Fusion réside dans son coffre
plus vaste d’une cinquantaine de litres en
5 places, plus de 200 litres en 2 places, et un
accès facilité grâce à un
hayon qui descend plus bas. La modularité se
limite toujours à la banquette rabattable
en deux parties inégales (dossiers et assises)
et au dossier du passager avant repliable pour
le transport d’objets longs. Pas de banquette
sur glissières ou flexibilité à la
manière de la Modus ou
du Meriva. Un
peu léger côté modularité.
Comme sur tous les minispaces, la hauteur du pavillon
facilite l’accès aux places avant
et arrière. La position de conduite semi-haute
facilite l’accès à bord, mais
n’apporte pas grand chose à la visibilité comme
le croît certains.
Ce
qui change
Face
aux 1007,
Modus et
consorts –une douzaine de minispaces peuplent
le segment B, la Ford Fusion fait déjà figure
d’ancêtre, précédent
de quelques mois l’Opel
Meriva.
Elle a pourtant moins de trois ans et demi. Sa petite remise à niveau
est toutefois bienvenue
Le léger remodelage extérieur touche les feux, les boucliers
et la calandre afin de lui donner une apparence plus musclé.
A l’intérieur, la nouvelle planche de bord comporte encore trop
de plastiques durs, même si la partie supérieure progresse en
qualité perçue. Les informations du combiné sont plus
lisibles, avec des jauges analogiques. Un tout nouveau système audio
fait oublier l’ancien tuner défaillant, et un nouveau menu de
personnalisation permet par exemple de choisir ou non l’affichage des
paramètres audio sur l’écran de l’ordinateur de bord
face au conducteur.
Commande vocale associée à la technologie Bluetooth apparaissent
au catalogue comme sur les plus récentes petites (300 €, indisponible
sur Trend). En haut de gamme, la régulation automatique de la température
s’ajoute à l’équipement de série.
Un des rares mais flagrants défauts de la Fusion (et de la Fiesta) subsiste
: la pédale d’embrayage trop proche du faux repose-pied (trop à plat),
gênant pour le conducteur qui ne chausse pas de fines bottines.
Concept
en berne
Le
concept émergent du minspace compte
parmi ses précurseurs, le Daihatsu
YRV, la Suzuki
Ignis, la Toyota Yaris Verso et la Mazda
Demio. La Fusion n’est donc pas tout à fait
une pionnière. Contrairement à l’Opel
Meriva commercialisé juste après
elle qui joue à fond sur le volume
intérieur et la modularité,
la Ford semble plus timorée, plus
proche d’un petit break ou de petites
berlines douées –en gestion
de l’espace- comme la Honda
Jazz et la récente Mitsubishi
Colt. Pas du tout monovolume (sans rupture
de la ligne de profil entre capot, pare-brise
et pavillon) comme la majorité des
autres minispaces, elle pourrait passer pour
un break très court (plus que 206
SW et Fabia Combi) si ce n’était
sa hauteur supérieure. Il y a aussi
un peu de l’esprit ludospace en elle
(genre Kangoo),
ne serait-ce que parce sa face avant –surtout
les projecteurs- ressemble à celle
de l’utilitaire Tourneo Connect. Elle
se positionne donc à la croisée
des chemins, de façon un peu flou.
Ce qui explique que son succès soit
moindre que celui de l’Opel
Meriva. Ceci noté, le créneau
des minispaces ne décollent pas très
très fort.
Le
concept de minispace semble être une
excellente idée. Pour des véhicules à vocation
essentiellement urbaine, il permet de gagner
en habitabilité sans accroître
la longueur en jouant sur la hauteur. Si
leur pavillon surélevé pénalise
la surface frontale (défavorable à la
vitesse et à la consommation sur autoroute),
cela importe peu eu égard à leur
utilisation principale.
Contrairement aux attentes des constructeurs qui se sont précipités
sur ce filon après avoir exploité celui des monospaces compacts,
la clientèle ne se bouscule pas au portillon. Pourquoi ? Selon nous,
il s’agit d’une question de prix. La production de tels engins,
même étroitement dérivés de petites polyvalentes
de très grande série induit un surcoût, surtout si l’aménagement
intérieur est optimisé afin d’offrir une plus grande modularité.
Il est à peine inférieur à celui d’un monospace
compact 5 places où dilué, il est plus indolore. Rajouter 1 800 à 2
500 € sur une petite à 11 000 € n’est pas du tout pareil
que les rajouter à une compacte qui démarre à 17 000 €. |
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Les
concurrentes de la Ford Fusion |
Audi
A2, Daihatsu YRV, Fiat
Idea,
Honda Jazz, Lancia Musa, Mazda 2, Mercedes Classe A, Mitsubishi
Colt, Opel
Meriva,
Peugeot 1007, Nissan Note, Renault Modus, Suzuki Ignis, Toyota
Yaris Verso (de première génération en attendant
la nouvelle)
Ou encore : Fiat Multipla, Hyundai Matrix, Mitsubishi Space Star
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Texte
et photos : François Chapus
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