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Contrairement à la Clio ou à la Fiat Grande Punto qui frisent ou dépassent les
4 mètres de long, la nouvelle Yaris ne connaît pas d'inflation galopante de ses
dimensions.
Plus longue de 11
centimètres que la précédente, à 3,75 m (comme la Smart
Fourfour), elle reste une des plus compacte de la catégorie en compagnie de la Nissan Micra ( 3,72 m) et de la Suzuki Swift (3,70 m).
Ce qui ne l'empêche pas
d'être très sûre. Malgré des porte-à-faux très courts, la Yaris II accéde à
l'excellence en matière de sécurité passive. Elle vient d'obtenir la cotation
maximale de 5 étoiles aux tests de collisions Euro-NCAP. Parmi les petites,
elle rejoint la Renault Modus et la Peugeot 1007 aussi compactes qu'elle, et
les plus longues d'au moins 24 cm comme la Renault Clio III
Gabarit
raisonnable, intérieur futé
Cette longueur réduite ne
l'empêche pas non plus d'être habitable, grâce à un empattement accru de 9 cm et à sa banquette coulissante
longitudinalement sur 15 cm -comme sur l'ancienne, en deux parties. Elle
établit une sorte de record entre habitabilité et encombrement.
Les adultes
disposent de suffisamment de place pour les jambes à l'AR, mais l'assise courte
conviendra plutôt à des enfants sur longs trajets. En outre, la garde au toit
devient problématique pour les occupants de plus de 1,80 m. Même banquette
reculée, la capacité du coffre reste correcte. Avancée, le coffre devient un
des plus logeables de la catégorie. Il offre un compartimentage pratique à deux
niveaux à la façon de la Citroën C3 avec son
"Moduboard". Sa modularité ne s'arrête pas là, les deux parties
inégales de la banquette se replient en un tournemain et proposent un plan de
chargement plat (banquette avancée), sans même devoir enlever les appuis-tête,
sièges avant reculés à fond. Le volume disponible dans cette configuration
approche celui des minispaces, la Yaris profitant là de sa hauteur (1,53 m)
intermédiaire entre ces derniers et la plupart des berlines du segment.
Qualité ?
La qualité des matériaux de
la planche de bord progresse, mais il s'agit toujours de plastiques durs aussi
peu flatteurs que ceux d'une Peugeot 206.
Prendre comme étalon l'auto
la plus vendue de la catégorie se défend, mais il y a des chances que la Peugeot 207 progresse notablement sur ce
point. Pourquoi de pas avoir prévu une finition plus avenante en milieu et haut
de gamme avec des parties thermo-gainées comme sur la Renault Clio par exemple ?
Le bruit des grandes
portières de la version 3 portes à la fermeture semblent également moins
plaisant que celui perçu habituellement sur les modèles de Toyota. Ceci noté,
la construction laisse tout de même une impression de qualité (fabriquée en
France pour l'Europe, dans l'usine TMMF de Valenciennes). Le dessin des
contre-portes ou de la console centrale devrait plaire.
Les petits espaces de
rangement déjà nombreux de la première Toyota Yaris se multiplient encore ici.
Le puit central de l'instrumentation digitale se discute, mais les informations
y sont plus lisibles que sur les premières Yaris d'avant le restylage de 2003.
La position de conduite est bonne, sans être exceptionnelle en raison d'une
assise un peu trop haute (même réglée au mini, fonctionnalité inexistante en
base) et d'un volant au réglage en hauteur trop limité. Il gagne un réglage en
profondeur appréciable (sauf en base). Les sièges AV bien dessinés procurent un
honnête maintien.
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Les concurrentes de la Toyota Yaris |
Chevrolet Kalos, Citroën C2,
Citroën C3, Daihatsu Sirion, Honda Jazz, Hyundai Getz, Lancia Ypsilon, Mitsubishi Colt, Nissan Micra, Opel Corsa, Peugeot 206, Peugeot 1007, Renault Modus, Renault Clio II, Smart
Fourfour, Suzuki Swift, Suzuki Ignis, Volkswagen Fox
Et à la rigueur (plus de
3,88 m de long) : Fiat Grande Punto, Ford Fiesta, Mazda2, Renault Clio III, Seat Ibiza, Skoda Fabia, Volkswagen Polo |
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Texte et photos : François Chapus |
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