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Malgré son
gabarit impressionnant (4,66 m de long pour 1,73
m de haut et 1m86 de large) l'Espace IV se conduit
comme une berline. Les ingénieurs de Guyancourt
ont mis l'accent sur le caractère dynamique du
véhicule en l'équipant d'un train avant semblable à ceux
des Laguna et Vel Satis, d'un ESP avec contrôle
de sous-virage, d'une direction à assistance variable
et de jantes de diamètre important. Au volant,
le résultat
est frappant. En manœuvre la sensation de
masse est gommée
par la direction à assistance variable et à aucun
moment on a l'impression de tracter 2 tonnes. En
contrepartie, dépassés les 150 km/h, la direction
peut se montrer flottante et surprendre plus d'un
automobiliste.
Le
sous-virage caractéristique des monospaces, en
raison d'un centre de gravité plus haut, est ici
efficacement compensé par un ESP programmé en conséquence.
La précision en virage s'en voit donc amplement
améliorée et les trajectoires plus sûres. Aidé dans
sa tenue de route par d'énormes jantes, de 16''
au bas mot, l'Espace confère un agrément routier
au dessus de la catégorie.
Sur
autoroute, son terrain de prédilection, l'Espace
se montre tout simplement impérial. Sa bonne tenue
de cap et son insonorisation nous laisse l'impression
de flotter sur la route ou d'être à bord d'un vaisseau
spatial. Ce qui tombe plutôt bien pour un Espace…
Le
régulateur calé en 6e à mi-régime, confortablement
installé dans son siège, les accoudoirs déployés,
la clim' à 21°C on s'endormirait presque !
L'Espace
est fait pour avaler les kilomètres. Et les longs
trajets deviennent une simple formalité, un plaisir
même, car en plus d'une tenue de route rassurante,
il dispose d'un confort de suspensions non-négligeable.
En
manœuvre, l'aide au stationnement se révèle être
un allié très précieux, indispensable même pour
parvenir à "créneauter" les presque 5
mètres de la bête.
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