L’extraordinaire
pouvoir de séduction de cette japonaise
en Europe, est confirmé par les 50 % d'acheteurs
qui sont toujours propriétaires de leur
roadster Mazda acheté neuf. Un succès
dû à une
simplicité conceptuelle qui aboutit à un
jouet abordable et fiable. Et vraiment sportif
grâce à la propulsion et à des
masses bien réparties et heureusement maîtrisées.
Elle a réinventé et redynamisé le
segment des roadsters abordables et ludiques. Le
1.8 126 chevaux remplace l’ancien 1.6 110
ch en base avec bonheur. Non seulement parce qu’il
se montre plus plein à tous les régimes
et beaucoup plus souple, mais aussi en raison de
son bon rendement. Comme la boîte à 5
rapports reste inchangée et sa commande
précise et rapide, les performances progressent.
Nous avons atteint 194 km/h. Nous avons mesuré 18
secondes sur le 400 D.A. et obtenu moins de 34
secondes sur le même exercice au bout de
1000 mètres. Une fois le DSC entièrement
déconnecté, notre propulsion reste
toujours légèrement sous-vireuse
en virage établi, mais il ne faut pas la
taquiner longtemps pour qu’elle adopte des
attitudes survireuses. Le différentiel qu'elle
adopte accentue ce côté joueur en
permettant d’entretenir la dérive à l’accélérateur
en sortie de virage et la motricité en général.
Bref, encore plus réactive et agile, la
Mazda
MX-5 répond parfaitement aux gestes
du pilotage, toujours très sainement. Si
la Clio
III vient d’être couronnée
voiture de l’année 2006 en Europe,
la Miata (ou Mazda MX-5) a reçu le même
titre au Japon. En France, elle mériterait
de devenir la sportive de l’année.
Mieux que jamais, elle réussit la quadrature
du cercle, en tentant à la fois l’amateur
de propulsion efficace et amusante à mener,
et le sybarite à la recherche d’un
joli cabriolet, docile et prévenant (sûr),
confortable et correctement équipé.
Enfin, pour séduire tout le monde, elle
offre son joyeux caractère à un prix
d’ami, qualité inconnue chez les roadsters
européens.
Caradisiac
a aimé
Le plaisir de conduite
Les multiples petits progrès tous azimuts, mais esprit roadster ludique
et simple préservé
Le confort de suspension incroyable (sans la fermeté d’avant et
sans dégrader l’efficacité)
La boîte manuelle 5 rapports bien étagée
La consommation raisonnable (pour les deux moteurs)
Les freins (dosage, efficacité et endurance)
La direction directe et précise, au diamètre de braquage court
L’habitabilité en progrès (position de conduite pour les
gabarits moyens et un peu plus)
La finition impeccable
Maniement facile de la capote
La rigidité de la structure en net progrès
La commande de boîte parfaite (rapide et précise)
Différentiel à glissement limité sur la 2 litres
Le contrôle de stabilité partiellement et entièrement déconnectable
(sur 2.0)
Prix/prestations/plaisir sans concurrence
Caradisiac
a moins apprécié
Le volume du coffre encore un peu juste pour
la deuxième brosse à dents
(6 l de mieux)
Accord bvm6/ 2 litres un peu décevant
La capote simple épaisseur sur de longs trajets (bruits aérodynamiques)
Vivacité du 2 litres grande série, pas pur sport
Remontées de vibrations dans la direction
Contrôle de stabilité indisponible avec le 1.8 (série sur
2 l)
Le kit anti- crevaison préféré aux pneumatiques à roulage à plat
Le contrôle de trajectoire réactivable uniquement après
avoir coupé le moteur
Nombreux rangements, mais petits (et porte-gobelet dans contre-porte gauche
gênant)
Caradisiac
n’a pas aimé
L’absence de réglage du volant en profondeur, limitée en
hauteur
La visibilité 3/4 arrière capoté
Le prix du hard-top élevé (disponible début 2006 en accessoire)
Stricte 2 places (pour ceux qui en doutaient)