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Contrairement à ce
que l'on pourrait penser, le 2.0 CRDi n'est
pas un nouveau moteur puisqu'il s'agit du même
bloc que la version 112 ch auquel on a ajouté un
turbo à géométrie variable disposant d'une pression
plus importante.
Résultat : la puissance progresse
de 28 ch pour atteindre 140 ch tandis que le couple
augmente de 60 Nm pour un total de 305 Nm. Au-delà de
ces quelques chiffres, c'est également le comportement
dans sa globalité qui évolue puisque la plage d'utilisation
est plus large. Auparavant le couple maximal était
disponible à 2000 tr/min alors qu'il l'est désormais
entre 1800 et 2 500 tr/min.
À l'usage,
même si la version 112 ch était très plaisante,
le Hyundai Tucson change complément de personnalité puisque
celui-ci se montre nettement plus dynamique qu'il
ne l'était jusqu'alors. Les 140 ch ne peinent nullement à mouvoir
les 1700 kg du Tucson. Les reprises et les accélérations
sont nettement plus convaincantes qu'avec le 112
ch.
Ainsi,
si toutes les mesures progressent, c'est notamment
le 0 à 100 km/h et le 60-100 km/h qui s'améliorent
avec des gains respectifs de 1,8 secondes et
1,4 secondes. Des améliorations sensibles que
l'on ne peut que constater tant les différences
sont flagrantes. Sans vous coller au siège, les
accélérations
sont franches et vous n'aurez aucun souci pour
appréhender un dépassement.
Grâce à sa
large plage d'utilisation, le Tucson n'oblige pas
son conducteur à jouer du levier de vitesses. Dés
1800 tr/min, le turbo entre en action et continue
de pousser jusqu'à 3000 tr/min. Très plaisant.
Ce tempérament se confirme aussi en ville ou le
Hyundai Tucson répond toujours présent quel que
soit le régime et le rapport choisis. Seule petite
nuance, l'inédite boîte de vitesses à 6 rapports,
bien qu'elle soit relativement bien guidée, nous
a semblé un peu dure.
Dernier
point, ce moteur est le premier de la marque à recevoir
un filtre à particules sans entretien ; une première
pour un constructeur coréen. La consommation mixte
annoncée par le constructeur reste stable (7,1l),
ce qui n'est pas le cas en cycle urbain et extra-urbain
où elle baisse de 0,3 l/100 km. À noter que lors
de notre essai qui s'est principalement déroulé sur
piste, nous avons enregistré une moyenne de 9 litres.
Un
comportement à la hauteur
Déjà excellente
avec la version 112 ch, la tenue de route ne nous
a pas déçu car le Hyundai Tucson s'affirme comme
un excellent rouleur, tellement serein sur autoroute
qu'il semble même imperturbable. Avec sa position
de conduite surélevée, le conducteur se sentira
rassuré et profitera d'un bon confort de roulement,
ce qui facilite grandement sa prise en main.
Difficile à prendre
en défaut sur routes rapides, il se comporte relativement
bien en virages même si les occupants devront composer
avec une prise de roulis significative mais toutefois
inférieure a la moyenne de la catégorie. Ces mouvements
de caisse pourront être difficiles à supporter
pour les personnes sensibles.
Ses
bonnes prestations sur bitume se paient par des
capacités loin d'être exceptionnelles. Autant
le dire tout de suite, le Hyundai Tucson n'est
pas un franchisseur pur et dur.
Disposant
d'une transmission intégrale permanente, il réagit
la plupart du temps comme une simple traction avec
une répartition du couple à 90 % sur
les roues avant. En situation extrême, cette gestion
peut s'orienter vers un équilibre du couple entre
les roues avant et arrière (50/50) mais cela est
vraiment très rare. En l'absence de boîte courte,
il est toutefois possible de verrouiller manuellement
le type de transmission mais ce dispositif se désactionne
automatiquement dès 40 km/h.
Si
vous devez emprunter majoritairement des chemins
viabilisés, aucun souci, vous pourrez même vous
permettre quelques sorties de piste. En revanche,
nous vous déconseillons franchement de tenter d'escalader
des talus ou de passer au travers de certains guets
car vous avez de fortes chances de rester scotchés.
Un phénomène dû également à la monte pneumatique
mixte Hancook peu adaptée à cet usage.
Enfin,
pour ceux qui se contenteraient d'une utilisation
urbaine, ce qui est d'ailleurs le cas de la majorité des
propriétaires de SUV, Hyundai commercialisera
fin février une version deux roues motrices.
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