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La
dotation de série de la S 320 CDi se calque sur celle de la Mercedes S350.
Elle comprend le nécessaire (climatisation automatique Thermotronic à 4 zones,
ESP et antipatinage, ABS/BAS, régulateur-limiteur de vitesse, garnissage cuir)
et le plus ou moins superflu (peinture métallisée, navigation par DVD,
avertisseur automatique de perte de pression des pneus, les ancrages ISOFIX
pour siège-enfant, un détecteur de pluie, réglage des sièges AV tout
électrique, …).
Contrairement à la S500, il faut piocher dans les options pour
profiter des sièges AV multicontours à 11 coussins d’airs chacun et de la
mémorisation de leurs réglages, du vitrage athermique et insonorisant, du
changeur 6 DVD (800 €), des projecteurs bi-xénon directionnels (1 700 €), du toit ouvrant électrique vitré
(1 400 €), du dispositif de prévention Pré-Safe pour le siège du passager AV
qui nous a gêné en conduite très active puisque quand il identifie un risque
d’accident, il tend les ceintures de sécurité et active le soutien maximal des
sièges multicontours. Lui aussi de série sur les S500 et 600, le régulateur de
vitesse et de distance par radars Distronic Plus, actif de 0 à 200 km/h, reste
optionnel sur la S 320 CDi, à 2 750 €. Personne ne tousse. A ce prix là, on est
heureux de constater que les quelques petits soucis apparemment rencontrés à
ces débuts de ce dispositif sont résolus, mais son usage en circulation urbaine
ne nous semble toujours pas vraiment anti-stress. Affaire d’habitude peut-être.
Dans certaines configurations particulières, les journalistes les plus
"tordus" prétendent réussir à le mettre en défaut. Cela n’a pas été
notre cas.
 Ces
équipements de haute technologie qui représentent un des charmes de la Classe S
se retrouvent en série sur la S600. Elle y ajoutent les joies des sièges
arrière multicontours à réglages électriques à fonction massages et
positionnement Pré-Safe, la caméra de recul, tuner télévision et quelques
autres. Mais il reste même pour elle quelques
fonctionnalités et accessoires disponibles en option. Certaines sont
horriblement et incompréhensiblemment chères. Par exemple, la vision de
nuit facturée 2 000 € sur les V6 et 1 800 € sur la V8
et la S600. Nous avons pu cette fois tester cette fonction, qui n’était
pas encore opérationnelle lors de notre premier essai de la Classe S en
septembre 2005.
La vision de nuit utilise le spectre infrarouge (une caméra et deux
projecteurs de ce type) invisible à l’œil humain. Le système restitue l’image
en noir et blanc face au conducteur à la place de l’instrumentation. Si les
obstacles sombres se distinguent plus tôt et plus nettement, il paraît impossible
de ne regarder que l’écran et très improbable de s’habituer de passer de la
vision au tableau de bord à celui de la route en direct sans nuire à la
sécurité. Une solution affichage tête haute ne serait-il pas plus appropriée?
Et pas moyen d’utiliser le système en "opération spéciale“ tous feux éteints,
Mercedes a choisi de ne le faire fonctionner que lorsque les feux de croisement
sont allumés. Si nous précisons que la Classe S ne se transforme pas en
vaisseau fantôme, c’est dans le cas où parmi les internautes fortunés de
Caradisiac se trouveraient quelques caïds pas complètement rangés des affaires,
à côté des grands patrons intègres.
Pour terminer, un détail d’importance, la molette-sélecteur
Command qui sert de sésame à la plupart des fonctions de l’habitacle se révèle
plus intuitive que l’i-Drive des BMW 730d ou 760i, même si la version
simplifiée de ce dernier est un peu moins énervante que celui des débuts de
l’actuelle Série 7. A notre avis, le MMi de l’Audi remporte toujours la palme
de la facilité.
Dans l’ensemble, d’une
génération à l’autre de Classe S, la qualité de finition, l’assemblage et
surtout le choix des matériaux à l’intérieur a encore progressé, jusqu’à
devenir irréprochable. Plus de plastiques décevants comme dans l’ancienne
génération. Quant à l’ambiance à bord, difficile de se prononcer face à Audi ou
BMW, on peut toujours ergoter sur les
touches en aluminium mat de la S, mais c’est avant tout une affaire de goût.
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Les concurrentes de la S600 Limousine
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Audi A8 Avus 6.0 W12
Limousine ou A8 S 8 FSi V10, Bentley
Continental Flying Spur Limousine, BMW 760i
Limousine, Jaguar XJ Daimler 4.2L C LWB, Maybach 57, Rolls Royce Phantom 6.75
Limousine, Volkswagen Phaeton W12 Longue.
Les concurrentes de la S
320 CDi |
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