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Grande nouveauté, Chevrolet dispose enfin
de son premier Diesel afin de satisfaire le marché européen.
Cette unique
motorisation Diesel devrait représenter 95 % des ventes en France.
A la place
du 1.9 d’origine Fiat largement utilisé
depuis quelques années chez Opel et envisagé au démarrage du projet, le Captiva –et l’Antara- ont droit à un
nouveau moteur, en fait une base VM largement retravaillée. Il s’agit d’un 2
litres développant 150 ch à 4000 tr/mn qui fournit 320 Nm à 2000 tours,
disposant d’un filtre à particules sans entretien en série. A la page sans être
exceptionnel, ce 16 soupapes à rampe commune 1600 bars et turbo à géométrie
variable se montre relativement discret. Il vaut globalement le 1.9 Fiat -Alfa de 150
chevaux qui équipe depuis plusieurs années nombre de modèles Opel et Saab, voire
progresse légèrement en couple maxi et en décibels à forte charge, sans
vraiment le ridiculiser.
Il n’offre pas la prestance du récent 2.0 dCi Renault ou du 2.0d de la BMW
X3 de même puissance en haut des tours, et sa disponibilité en bas semble
encore moindre. S’il n’a pas grand chose sous 1800 tr/min, il accepte tout de
même de reprendre timidement mais sans tousser à partir de 1000 tours.
A l’exception de ce manque de vigueur à bas régime, le 2.0
VCDi (drôle de nom, pourquoi pas
venir ou plutôt veDi, …) s’avère largement suffisant pour procurer un dynamisme
satisfaisant au Captiva qui frôle tout
de même les 1,8 tonnes à vide. La nouvelle boîte manuelle à 5 rapports correctement
étagée y aide, y compris en reprises. Si elle ne brille pas par une commande hyper-rapide, au moins, elle se
montre plus précise que celle du Santa Fe.
Les
400 et 1000 m D.A. sont avalés en moins de 18 et 33 secondes (notre chrono a mal supporté l’air de la montagne), le 0
à 100 km/h en 10,6 secondes selon le constructeur (et plus sur notre exemplaire
à l’embrayage maltraité par de précédents essayeurs). La vitesse maxi atteint
184 km/h à 4200 tours selon nos mesures sur autoroute (deux sens) et deux km/h
de plus selon les données usine. C’est un peu mieux que le Hyundai Santa Fe 2.2 CDRi de 149 chevaux, handicapé
par sa masse encore supérieure.
Par
rapport à un monospace compact 7 places à l’habitabilité comparable comme le Renault
Grand Scenic 2.0
dCi 150 ch d’environ 1 600 kg qui aligne 205 km/h, les 400 et 1000 m D.A. en 17
et 31 secondes ou le 0 à 100 km/h en moins de 10 secondes pour une consommation
moyenne inférieure à 8 l/100 km, on est loin du compte. La consommation du Captiva
lors notre essai mené sans traîner a atteint environ 12 l/100. Il doit être
possible de rester aux environs de 10 litres en conduite normale. Des valeurs à
priori assez comparables au Santa Fe.
Correct, sans plus. Le Honda CR-V 2.2 CTDi aux performances proches réclame
environ 1 litre de moins au cent.
Chevrolet
a pris l’honorable initiative de proposer le Captiva 2.0 VCDi également avec
boîte automatique. Une BVA moderne à 5 rapports identique à celle de la version
essence V6, produite par l’équipementier japonais Aisin et proposée en option à
1.500 € sur LT Pack (et sur LT avec pack confort décrit plus haut). Sur le papier, elle plombe les accélérations
(1,6 secondes de plus sur le 0 à 100 km/h) et alourdit le poste consommation de
1,3 l en cycle mixte normalisé. Pas
fameux pour une boîte toute nouvelle. Nous ne l’avons testée uniquement sur la
version V6 du Captiva. Si elle offre une douceur correcte et son convertisseur
ne patine pas à tout va, sa
gestion manque cruellement de
pertinence en mode automatique et la sélection manuelle sur le deuxième
coulisseau, faussement séquentielle, n’apporte pas une plus grande rapidité.
Le
V6 tout alu 3.2 d’origine Holden (GM Australie) n’a vraiment pas l’air de faire
ses 230 chevaux et ses 297 Nm. A vrai
dire, il n’est jamais démonstratif – ni d’une sonorité ensorcelante- et n’est
pas vraiment aidé par sa boîte automatique. Le V6 n’apporte pas grand chose en
dynamisme par rapport au Diesel (204 km/h, 0 à 100 km/h en 8,8 sec. selon le
constructeur). Au moins, il ne se révèle pas un vrai goinfre, la distribution
à calage variable à l’admission comme à l’échappement participant à son bon
rendement. Notre consommation sur route de montagne et en tout-chemin rapide
n’a pas atteint 15 l/100, ce qui laisse présager d’une moyenne sage inférieure
à 13 litres.
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Les concurrentes de la Chevrolet Captiva (à l’été 2006) |
BMW X3, Honda
CR-V, Hyundai Tucson, Jeep Cherokee, Kia Sportage et Sorento, Land Rover Freelander 2, Mitsubishi
Outlander et Pajero, Nissan X-Trail et Pathfinder, Ssangyong Kyron, Subaru Forester, Suzuki Grand Vitara, Toyota Rav4 et LandCruiser 95
Et plus tard… : Dodge Nitro, Mazda CX-7, Mitsubishi Outlander II, Nissan "Qashquai", Opel Antara, Peugeot 4007, Renault-Samsung "Kaleos",
Volkswagen "Bedouin"
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