Entrant
sur le marché des SUV, Chevrolet veut
se faire une place en proposant plus pour moins cher. Presque un grand au prix
d’un compact. Et surtout en se mettant au diapason de la demande chez nous,
avec pour la première fois dans la gamme un Diesel. Un 2 litres de 150 chevaux
tout beau, tout neuf ? Premières impressions sur quelques centaines de kilomètres effectués sur route,
autoroute, et sur les chemins forestiers dans le massif du Haut Tatra, de la Slovaquie à la Pologne.
Pas
de méprise, Chevrolet n’a pas vocation à
produire des modèles low cost type Dacia Logan, qu’ils proviennent des
Etats-Unis, de Corée ou d’ailleurs.
La marque au nœud papillon se veut en fait
une référence en termes de rapport prix/prestations partout à travers le monde,
un point c’est tout. Après la grande familiale Chevrolet Epica qui débute sa carrière en
juillet 2006, le Captiva tentera de témoigner de cette ambition à partir de
septembre. C’est la branche coréenne de
GM (ex Daewoo) qui produit ce SUV à caisse autoportante, son premier en l’occurrence,
qui sera bientôt suivi de l’Opel Antara. Si les deux disposent
d’une base commune, leurs carrosseries n’ont aucune pièce commune malgré une
certaine ressemblance. Il en va presque de même à l’intérieur, mais pas pour
les moteurs et les dessous assez largement partagés.
Le marché des SUV et vrais
4x4 a doublé depuis 1998 en Europe , passant de 3 à 6 % . Le sous-segment des
SUV compacts auquel appartient encore le Captiva devrait progresser selon
experts de 50 % d’ici à 2010, à près de 670 000 unités. Une mode qui nous dépasse soit dit en
passant, tant ce genre d’engin n’a que des inconvénients face à un monospace
compact, hormis leurs capacités en terrain –un peu- difficile et leur
look. Dès 2007, Chevrolet envisage de vendre 36 000
exemplaires de son SUV sur le Vieux Continent.