Réunir à la fois les atouts des berlines
traditionnelles et des SUV compacts, telle est l’ambition
de Nissan pour le Qashqai -qui remplace la berline moyenne Almera
et le monospace compact Tino . Pour savoir s’il s’approche
ou atteint son objectif, nous avons essayé ce « crossover » en
Catalogne en deux ou en quatre roues motrices, en essence et
en Diesel.
Complètement oubliés de la clientèle européenne
(sauf en Irlande), la berline
moyenne Almera et le monospace
compact Tino ne seront
jamais remplacés
par des modèles équivalents.
Ils cèdent la place à un seul véhicule, le
Qashqai (patronyme emprunté à une tribu nomade iranienne).
S’il fidélisera des clients qui roulaient déjà en
Almera, Tino, Primera ou X-Trail (un cinquième des ventes), il sera avant tout un modèle
de conquête, qui devrait séduire 80 % de nouveaux
clients. En bon crossover,
le Qashqai tente de réunir à la
fois les atouts des berlines
(et breaks) moyennes traditionnelles
et des SUV compacts. Bien
que peu répandu dans nos contrées,
le concept de crossover
n’est pas vraiment nouveau. Subaru
avec le trop méconnu Forester ou Honda avec le HR-V ont
ouvert la voie depuis une
dizaine d’années, suivi
une taille au dessus par
Lexus avec le RX . La famille des crossover(s)
compacts est encore toute
petite, car à part le nouveau
venu et le Forester, elle
ne comprend que la Jeep
Compass présentée à la fin de l’été 2006
et dont la version Diesel
ne sera commercialisée qu’en
mars 2007, au moment même où le Qashqai arrivera
dans les concessions.