Ford Mondeo III : Vaste choix de moteurs de 100 à 220 ch
Pour
cette première prise en main, nous avons pu conduire uniquement
des modèles mus par des motorisations déjà amplement
connus, le Diesel 2.0 TDCi 140 chevaux et le 2.5 T 220 ch en essence.
En fait, parmi les 5 propositions en essence et les 4 en Diesel, une seule est inédite, celle du 4 cylindres 2.3 litres 161 ch à essence qui s’accouplera uniquement à une nouvelle boîte automatique à 6 rapports de l’équipementier Aisin Warner. Un moteur inconnu chez Ford, mais en réalité emprunté à la Mazda 6, sans évolution notable ici. Le 1.6 Ti-VCT (calage variable de la distribution) disponible en 110 et 125 chevaux accolé à une boîte manuelle à 5 rapports fait déjà le bonheur de la Focus. Ses 160 Nm de couple au maxi risque d’être un peu juste pour fournir un agrément convenable toute la famille à bord. Le 2 litres 145 chevaux et 185 Nm repris de l’ancienne Mondeo devrait s’en tirer plus honorablement. Il s’en remet une nouvelle fois à une boîte à 5 rapports et affiche en toute logique des performances et une consommation stables puisque valeurs aérodynamiques et masse varient à peine d’une génération à l’autre( 210 km/h, 9,9 secondes sur le 0 à 100 km/h et 7,9 l/100 en cycle mixte normalisé). La future version Flexi-fuel fonctionnant à l’E85 reprendra cette base. En haut de gamme essence, plus de 3 litres V6 226 chevaux au timbre mélodieux, mais le 5 cylindres 2.5 turbo d’origine Volvo déjà présent sous les capots de la Focus ST et des monospaces. Après plus de 300 kilomètres passés au volant de cette version 2.5 T 220 ch dotée d’une bonne boîte manuelle à 6 rapports, on peut avancer que la Mondeo y perd en sensations sportives (sonorité, régime de puissance maxi à plus de 1000 tr/mn inférieur, …), ce qu’elle gagne en discrétion, en couple (320 Nm dès 1500 tours contre 280 Nm à 2900 tr/mn) , sans rien concéder face au chrono (245 km/h, 7,5 secondes sur le 0 à 100 km/h). Si le 2.5 T permet d’afficher une consommation de 9,3 l/100 en cycle mixte normalisé (contre 10,2 l pour l’ancienne ST 220) et une moyenne effectivement moindre en conduite coulée, en utilisant tout le potentiel disponible, on dépasse avec la turbo le cap des 20 litres contre 16 l/100 auparavant pour la V6. En attendant d’ici un an le 2.2 litres bi-turbo 170 ch Ford/PSA ( et non le 2.2 Ford 155 ch), le plaisant 2.0 TDCi commun à Peugeot et Citroën(avec filtre à particules DPF) tient provisoirement le rôle de haut de gamme en Diesel. Il se décline en 140 ch avec la boîte manuelle à 6 rapports ou en 130 ch en transmission automatique, également à 6 vitesses. Nous l’avons essayé pour ce premier test en boîte mécanique. Il procure un bel agrément en toutes circonstances, avec une bonne disponibilité dès les bas régimes (contrairement au 2.0 TDi de la Passat par exemple), reste toujours discret, et monte avec aisance dans les tours (même s’il se montre moins brillant au dessus de 4000 tours que le 2.0 dCi 150 de la Laguna). Au delà de performances conformes aux autres familiales gazolées de 140 chevaux (près de 210 km/h en vitesse maxi, moins de 10 secondes sur le 0 à 100 km/h et moins de 32 secondes sur le 1000 M D.A.), il fait preuve d’une sobriété appréciable avec une consommation moyenne qui tourne autour de 7,5 l/100 et affiche une consommation en cycle mixte normalisé identique aux 1.8 100 et 125 chevaux (5,9 l/100). Page suivante :Toujours de remarquables qualités routières
|