Pionnier
dans l’utilisation de l’aluminium, Audi s’est servi
de ce savoir-faire pour concevoir la R8. Le châssis est par conséquent
100 % en aluminium.
Résultat : un poids de 210
kg. Même si l’on pouvait croire qu’il s’agissait du
même châssis que la Lamborghini
Gallardo, il n’en est rien
puisque celui-ci ne répondait plus aux normes
en matière de sécurité et notamment de crash-tests.
Ayant conçu une plate-forme inédite, Audi a apporté un
soin tout particulier à la qualité de fabrication. Ainsi, pour éviter
toute mauvaise surprise un contrôle très fin est effectué par
un scanner à rayon X, capable de relever des défauts de la
taille du micron. Un procédé unique au monde.
Cette volonté s’accompagne également
d’une fabrication presque artisanale. Seulement 5 robots participent à l’assemblage.
L’essentiel du montage est fait de façon manuelle. 20 véhicules
par jour sortent de l’usine.
L’autre particularité de
la conception de la structure est une aérodynamique particulièrement
soignée : La R8 revendique ainsi un Cx de 0,345 et une portance négative.
Ce dernier critère est obtenu grâce au becquet arrière
et au soubassement muni de diffuseurs. Le becquet arrière se déploie à partir
de 100 km/h. En dessous de 35 km/h, il rentre dans la carrosserie.
Il est bien sûr possible de le déployer et de le verrouiller
manuellement.
L’un des points forts de la R8 est la répartition
des masses. Avec son moteur situé en position centrale arrière,
une première
sur une Audi de série, la R8 n’est nullement pénalisée
par un poids excessif sur les différents essieux et elle profite d’une
répartition des masses quasi idéale de 56 % à l’arrière
et 44% à l’avant.
Très attirante sur le papier, l’Audi
R8 l’est encore plus sur route. Après quelques mètres
nécessaires à l’adaptation, on est très rapidement
frappé par la facilité de prise en main. Equipée de
très nombreuses aides électroniques (ABS avec amplificateur
et répartiteur de freinage, 6 airbags, antipatinage, blocage électronique
de différentiel et ESP désactivable à deux niveaux),
on se sent tout de suite en confiance grâce notamment à un train
avant exemplaire qui allie facilité et précision. En conduite
sportive, il permet même de corriger la trajectoire en courbes sans
pour autant perdre en sécurité et en efficacité. Un
exemple du genre.
L’autre spécificité de la R8 est la
répartition du couple qui est 90% sur l’arrière et 10
sur l’avant. La R8 a donc quelques velléités de propulsion.
Mais rassurez-vous, l’Audi R8 n’est pas du tout piégeuse,
elle fait preuve d’un équilibre sans faille. Les lacets du Lubéron
mettent en exergue la stabilité de l’auto et les quelques clients
VIP qui ont effectué des tours du circuit du Castellet ont pu constater
sa rigueur à haute vitesse. Concurrente principale des Porsche 911
4S, la R8 semble prendre l’ascendant en raison de son meilleur comportement
en virage avec des vitesses de passage plus élevées.
L’efficacité de
la R8 est également due à l’excellent compromis confort/tenue
de route. Si vous pensez que la R8 est inconfortable, détrompez-vous
car celle-ci préserve parfaitement bien le dos de ses occupants. La
R8 distille des sensations énormes, le tout dans un confort optimum
pour la catégorie. Ceux qui souhaitent optimiser le rendement de leur
R8 pourront choisir parmi les options les suspensions Adaptative Magnetic
Ride qui corrigent automatiquement et presque instantanément les variations
du terrain. La stabilité en virage, le contrôle du roulis et
le comportement dynamique sont accrus.
Aucune critique à émettre
concernant le freinage qui allie puissance et progressivité. Audi
a fait appel à des disques ventilés de 380 mm de diamètre
sur lesquels sont installés des étriers à 8 pistons.
Des freins céramiques seront disponibles à la fin de l’année.