La
Dodge Nitro ne repose pas sur une architecture de traction-avant comme
la plupart des SUV actuels, mais sur une base de propulsion comme la
Jeep Cherokee par exemple.
Contrairement à cette dernière
qui bénéficie sur ses versions haut de gamme d’une transmission
permanente aux 4 roues Command-Trac assez sophistiquée, la Nitro est
une simple propulsion dans sa version d’appel à 25 800 € ,
ou devient un 4x4 enclenchable pour 2 150 € supplémentaires (toujours
en finition SE). A utiliser en propulsion sur terrain adhérent et
en 4x4 uniquement en cas d’adhérence précaire par le
biais de la molette sur la console centrale. Une solution un poil rustre
de nos jours, qui permettra toutefois au conducteur joueur de goûter
aux joies du survirage et de la glisse. Elle demandera une attention soutenue
en conduite de tous les jours malgré une direction assez précise
et pas exagérément démultipliée, malgré aussi
les réactions prévisibles.
Le châssis semble assez sain
(il repose sur un empattement de 2 763 mm, et des voies avant et arrière
de 1 549 mm). La présence en série de l’ESP (au fonctionnement
qui manque de finesse et inopérant si on arrive vraiment vite) rassure.
Tout comme en complément les autres équipements de sécurité active également
de série : ABS, BAS, Traction Control et système anti-retournement
(ERM). Les mouvements de caisse insuffisamment freinés nuisent à l’efficacité et également
au confort. Les occupants à l’arrière ne sont pas mal
traités malgré la présence d’un essieu rigide
(suspension arrière à cinq bras, incluant bras oscillants longitudinaux
supérieur et inférieur), l’amortissement peut être
qualifié de correct, mais la plupart des SUV compacts actuels offre
un meilleur compromis confort/comportement.
Hors des sentiers battus, comme
la Nitro ne dispose pas de réducteur (boîte à gamme courte)
au contraire de la Kia Sorento ou de son cousin Jeep
Cherokee, il devra
se contenter de tout-chemin facile, d’autant que sa garde
au sol est parmi les plus faible de la catégorie.