Stabilité et
transformations en ce qui concerne la partie mécanique. Citroën
s’est appuyé sur l’expérience de Mitsubishi
pour le châssis avec notamment la reprise de la transmission intégrale
automatique installée sur l’
Outlander.
Grâce à une
molette située entre les deux sièges avant, il est donc
possible de choisir entre trois modes de fonctionnement (2 roues motrices,
4 roues motrices et 4 WD Lock).
N’ayant pas testé les
capacités en tout terrain du Citroën C-Crosser, impossible
de tirer de réelles conclusions. Toutefois, le C-Crosser ne
prétend pas être un franchisseur mais plutôt un
SUV capable de s’aventurer aisément dans certaines pistes
défoncées.
Sur route, si l’Outlander nous avait
quelque peu déçu, autant dire que le C-Crosser a largement
compensé ces désagréments. Pour trouver la raison
d’un tel changement, il faut se tourner du côté du
savoir-faire des ingénieurs Citroën. Au rayon des innovations,
citons une plus grande raideur des ressorts, un tarage différent
des amortisseurs, ou encore la mise en place de combinés séparés à l’arrière
(amortisseurs et ressorts concentriques sur le Mitsu). Des modifications
qui apportent un vrai plus en confort mais également en comportement.
La où l’Outlander avait tendance à prendre du roulis
dans les virages et à offrir un comportement globalement satisfaisant
mais dans la stricte moyenne de la catégorie, le C-Crosser fait
nettement mieux avec des mouvements de caisse mieux contrôlés
et un comportement plus précis qui le situe dans le haut du
segment.
Même s’il faut saluer le soin apporté par
Citroën, une grande partie de l’amélioration est également
due à la monte Michelin. Le manufacturier de Clermont Ferrand
a, en effet, conçu spécialement pour l’occasion
un pneu exclusif pour le C-Crosser : un 225/55 en 18 pouces. Le résultat
est probant et il s’agit de l’une des différences
avec le 4007 qui
est chaussé de Bridgestone. Si la tenue de route en 18 pouces
(uniquement disponible avec la finition haut de gamme) ne prête
pas à critique, impossible de dire s’il en est de même
avec les pneus 16 pouces, non essayés.
L’autre
principale évolution
réside dans l’adoption d’un moteur totalement distinct
de celui de Mitsubishi. Alors que le constructeur japonais avait fait
appel au 2.0 TDI Volkswagen qui nous était apparu creux sous
les 2 000 tr/min et bruyant, Citroën a puisé dans la banque
d’organes du groupe. Il s’agit d’une variante 2.2
HDi 170 ch à double turbo développé conjointement
par PSA et Ford qui équipe en particulier les 407, C5, C6 et
607. Les deux
turbo en parallèle sont ici abandonnés
au profit d’un simple turbo à géométrie
variable. Conséquence, une puissance de 156 ch et un couple
de 380 Nm à 2000 tr/min (dont 300 Nm disponibles dès
1500 tours). Les 16 chevaux supplémentaires et le couple supérieur
de 70 Nm sont loin d’être superflus pour animer les 1 700
kg du C-Crosser. Grâce à cette motorisation, le SUV des
chevrons affiche un tempérament plus dynamique avec notamment
un couple présent dans les bas régimes dès les
1 300 – 1 500 tr/min. Les accélérations sont plus
franches que sur l’Outlander mais sans brutalité. Les
performances sont également nettement plus convaincantes. La
vitesse maximale est de 200 km/h soit un gain de 13 km/h par rapport
au Mitsu. Même constat pour toutes les autres mesures : 9,9 s
au 0 à 100 km/h (contre 10,8 s) et 31,8 s pour le 0 à 1000
m D.A (contre 33,5 s). Annoncé avec une conso moyenne mixte
de 7,2 l/100 km, nous avons enregistré, durant notre test montagneux
près du Tourmalet, 11 l/100 km, mais celle annoncée
par la marque apparaît finalement comme raisonnable.