Sous
le capot, l’Opel Corsa hérite du 4 cylindres suralimenté du
Meriva OPC. Développant 192 ch sur le banc pour un couple maxi de 230
Nm, ce bloc confère à la citadine un caractère tapageur.
Furieuse sur le 0 à 100 km/h
(7,2 s) elle prend un malin plaisir à enfumer tout ce qui affiche
GTI à l’arrière de son hayon. Souple et civil en bas,
le bloc allemand grimpe très vite dans les tours grâce à un « overboost » temporaire
qui lui apporte un couple supplémentaire de 15%. Imparable sur un
1000 m DA. Un duel face au 2.0 atmosphérique de la Renault
Clio RS et son couple de « seulement » 215 Nm serait
très
instructif.
Sa sonorité travaillée, enchante les oreilles
dans les tours, sans pour autant être intrusive. La consommation,
lors de notre test, s’est établie plus près des 9l/100
km que des 7,9 l/100 km annoncés par Opel. Le mixte reste toutefois
raisonnable pour ce genre de véhicule. On regrette encore une fois
la présence de l’énorme levier de vitesses propre à la
marque. Pas très ergonomique et surtout malvenu dans cet environnement
sportif. Cependant, la transmission à 6 rapports nous a paru correctement étagée
et relativement rapide.
Mis au point sur le célèbre
circuit du Nürburgring, le châssis de la Corsa OPC affiche une
personnalité propre. L’essieu arrière et les suspensions
ont fait l’objet de réglages spécifiques. L’assiette
du véhicule a été abaissée de 15 mm pour un
comportement incisif au grand damne du confort des occupants… Malheureusement
sur route, et ce malgré une démultiplication retravaillée,
la direction reste trop peu informative et relativement légère,
provoquant ainsi quelques pertes de motricité sur les premiers rapports, à l’attaque.
Attention sur le mouillé. La tenue de route de cette Corsa gonflée
aux hormones est saine et sans surprise. L’ESP travaille
efficacement sans être trop présent et peut être désactivé pour
les plus sportifs. La petite furie est stoppée avec mordant et endurance
par une énorme paire de disques ventilés de 308 mm à l’AV.