Présenté au
Mondial de Paris 2006, le concept de la
Suzuki Splash marquait une rupture esthétique en abandonnant le style
cubique habituel des minispaces (ou mini-MPV).
Le modèle de série
ne s’éloigne pas trop du concept-car et en reprend le nom.
User d’une onomatopée qui peut évoquer un « gadin » dans
un milieu liquide peut sembler osé, mais pour les responsables de
Suzuki, il évoque
la vivacité, la fraîcheur et la joie. Bon, que des valeurs
positives... Sous cette claquante appellation, la dernière-née
de Suzuki vise principalement une clientèle de jeunes familles urbaines
pour lesquelles des voitures dépassant les quatre mètres sont
trop grandes. Elle constitue le seul véhicule du foyer, davantage
que le deuxième ou troisième de ménages aisés.
Avec une longueur de 3,71 m proche de la Swift dont elle reprend la base
technique, la Splash dépasse le WagonR+ commercialisé début
2000 de plus de 20 centimètres. Elle reste néanmoins parmi
les minispaces les plus compacts et s’inscrit entre la Fiat Panda
et la Renault Modus récemment restylée (et allongée à 3,87
m). Plus haut que la
Panda,
il a une toise comparable à la
Modus,
juste en dessous de 1,60 m, notablement inférieure à son prédécesseur
(- 8cm). Des dimensions qui participent à lui faire perdre l’aspect
boîte à chaussures, confirmé par l’honnête
coefficient aérodynamique de 0.32. Dominant la Swift d’une
bonne dizaine de centimètres, elle offre une position d’assise
surélevée d’un peu plus de 5 cm pour une meilleure visibilité (c’est
sans parler des épais montants de pare-brise...) et permettant de
monter et de descendre de la voiture plus facilement.