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La
Kalos vient redonner des couleurs à Daewoo. La marque coréenne
avait effectivement besoin de sang neuf, le dernier lancement
en Europe remontant à près de deux ans avec le Rezzo, rival
du Scénic. Nous excluons naturellement la récente commercialisation
du joli 4x4 Rexton badgé et distribué en France par Daewoo.
C'est en réalité un produit Ssangyong et de toute façon,
sa diffusion se limitera à quelques centaines d'exemplaires
au mieux.
En
revanche, la Kalos vise au-delà des 4 000 immatriculations
l'an prochain, soit le double de la citadine Matiz. Ces
perspectives paraissent ambitieuses pour une gamme embryonnaire,
pour tout dire limitée à deux versions très proches. La
Kalos s'inscrit il est vrai dans le secteur du marché le
plus porteur, celui des polyvalentes, dit segment B, représentant
un tiers des immatriculations de voitures neuves vendues
en France.
Comme
pour la Matiz, la ligne est signée Giugiaro. Une réussite
de l'avis général, ce qui semble la moindre des choses pour
une auto qui tient son nom du grec " beauté ". L'étirement
des glaces en polycarbonate englobant optiques et clignotants
avant jusqu'aux arches de roues et les flancs sculptés constituent
ses principaux traits caractéristiques. La disponibilité
d'une unique carrosserie 5 portes, pour l'instant, en est
un autre.
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Daewoo
ressuscité : la visibilité sur l'avenir de la marque
propre à rassurer l'acheteur
Le
troisième constructeur coréen revient de loin. La
grave crise qu'a connu le Sud-Est asiatique en 1997-1998
a touché de plein fouet l'industrie automobile au
pays du matin calme. Daewoo, un des plus puissants
conglomérats du pays en apparence, mais financièrement
fragile si l'on considère que le ratio dettes/fonds
propres du groupe atteignait 470 % en 1997, en a particulièrement
souffert. La stratégie suicidaire de fuite en avant
menée par le fondateur charismatique de l'entreprise
a fait illusion jusqu'à l'été 1999.
La
chute de l'empire qui s'ensuivit ne fut que plus dure,
se dénouant par le démantèlement des différentes branches.
Pour celle de l'automobile, aucun des pourparlers
entamés avant la faillite de Daewoo Motor en novembre
2000 n'avait abouti. Finalement le constructeur doit
son salut à l'intervention de General Motors, secondé
par Suzuki et le constructeur chinois SAIC, qui après
de longues négociations (entamées au printemps 2001)
a réussi à signer un accord définitif avec le comité
des créanciers coréens en avril dernier.
Il s'est concrétisé le 17 octobre avec le transfert
d'une grande part des actifs qui donna naissance à
la société GM Daewoo (GM Daewoo Auto Technology Co.),
dont le géant de Detroit détient 42,1 % des parts
et pilote de fait cette nouvelle structure. La pérennité
de la marque semble aujourd'hui garantie. En plus
du rachat d'une bonne part des actifs industriels,
GM Daewoo a repris dans son giron la plupart des grandes
filiales d'importation en Europe, dont la française,
et le centre de stockage de pièces implanté aux Pays-Bas.
Bref,
voilà des nouvelles rassurantes pour le million d'automobilistes
qui roulent en Daewoo - marque importée sur le vieux
continent depuis 1995, et pour ceux qui envisagent
l'achat de la nouvelle Kalos par exemple.
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Le
réseau français se reconstruit
Depuis
un an, le réseau de distribution souffre dans certains
pays. En France, quelques dizaines de concessionnaires
ont changé de marque ou bien ont mis la clé sous le
paillasson faute de rentabilité, les immatriculations
de Daewoo en France ayant carrément chuté de moitié
sur les douze derniers mois par rapport aux 12 000
unités écoulées en 2000. Au-delà de l'avenir de la
marque qui paraissait trop incertain aux clients les
plus prudents, cette contre-performance tient à une
gamme composée aux deux tiers de modèles sur le déclin,
de la Lanos, qui hésite entre petite et compacte,
à la familiale Nubira (remplacée l'an prochain), en
passant par la grande Leganza (qui va laisser très
prochainement sa place à l'Evanda).
En
prime, sans parler de dangereuse monoculture, la petite
Matiz concurrente de la Twingo représente à elle seule
plus de la moitié des ventes, et il va sans dire qu'elle
dégage une marge minuscule. Le nombre de revendeurs
et de points après-vente s'est donc réduit aux environs
d'une centaine, alors qu'il en faudrait plus du double
pour couvrir correctement le territoire. Pour l'heure,
certains départements comptent trois concessionnaires
et d'autres aucun.
En
outre, ils ne sont pas toujours bien répartis en fonction
de la densité de population, à l'exemple de Paris
où un seul officie. Parmi ses priorités, GM entend
bien renforcer rapidement ce réseau, sans doute en
premier lieu en incitant des concessionnaires Opel
à se diversifier. L'arrivée de nouveautés comme la
petite Kalos devrait en convaincre certains. Le premier
conseil d'administration GM Daewoo réuni à la fin
du mois dernier (28/10/2002) a présenté officiellement
l'équipe de direction maintenant pleinement opérationnelle
et dévoilé le nouveau logo de la marque.
Le
chiffre d'affaires du premier exercice tournera autour
de 5 milliards de dollars (176 milliards pour GM)
pour un peu moins de 400 000 voitures par an, et si
le retour à la rentabilité n'est pas évoqué, il viendra
si tout va bien avant l'objectif de 700 000 exemplaires
produits prévu dès 2005.
Par
François Chapus
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Habitacle et équipement

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