|
Conçue
au début des années 80, la Super5 a vieilli et ne supporte
plus la comparaison avec la plupart des citadines actuelles.
Pourtant, à l'époque de son lancement, elle faisait véritablement
référence, même une Volkswagen
Polo, dont
l'appellation bénéficie aujourd'hui d'une image bien établie,
ne pouvait prétendre à la même polyvalence... Économique
à l'extrême dans ses versions de base - petit moteur essentiellement
urbain et équipement sommaire - la Super5 s'est aussi faite
tonique (TS puis GTX), carrément sportive (GT Turbo) ou
luxueuse (Baccara). La version Five, lancée en 1987, qui
a pris la place des finitions basses (TL, SL, TR, etc.),
a apporté sa contribution au succès de la Super5, grâce
à une présentation simple mais plus joviale. Les nombreuses
séries spéciales (Coup de Coeur, NRJ, Campus, Tiga, Schuss,
etc.), elles aussi généralement dérivées des finitions basses,
ont également su trouver leur clientèle.
Le
seul véritable défaut de la plupart des modèles était de
ne pas disposer de la direction assistée, une lacune sur
une citadine, qui a pris toute son ampleur au cours de la
carrière de la Super5. En effet, à une époque où ses rivales
voyaient de plus en plus "gros", elle a suivi
la tendance, avec des moteurs plus puissants, donc plus
lourds, rendant d'autant plus pénibles les manoeuvres en
ville. La Super5 compensait toutefois par une planche de
bord au dessin plaisant (même si elle a aujourd'hui bien
vieilli...) et pratique (rangements généreux), ainsi que
par sa modularité grâce aux banquette et assise arrière
rabattables et fractionnables, à la manipulation évidente ;
un dernier point plutôt rare à cette époque, que la Super5
a contribué à généraliser, au point de devenir quasi-systématique
sur les citadines actuelles.
Digne
héritière de la Renault 5, la Super5 a établi l'image de
Renault sur le segment des citadines, ouvrant la voie à
une Clio
qui n'a eu aucun mal à s'imposer face à ses rivales, dont
la Nissan
Micra, l'Opel
Corsa ou la Seat
Ibiza...

|