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Sur
le marché de l'occasion
Compte
tenu de l'importance des ventes de breaks chez Volvo,
votre tâche la plus ardue consistera à trier les bons modèles
qui soffriront à vous sur le marché de loccasion.
Entre les différentes générations de transporteur grand
volume (séries 7, 940, 850 et V70), les petits V40 apparaîtront
en nombre. Les motorisations les moins puissantes ainsi
que les blocs diesels resteront, bien évidemment, le cur
de cible du marché de seconde main. Selon les années de
production du modèle, recherchez de préférence les séries
limitées, prénommées Océanis, dotées d'une finition à privilégier
pour sa grande richesse d'équipement.
Présentation
Si
la sensualité du V40 vous fait craquer, ne vous précipitez
pas sur lui sans lui avoir auparavant effectué une petite
visite de courtoisie. Force est de reconnaître que cette
Volvo-là soigne son look, au détriment de ses volumes intérieurs.
Telle une BMW de série 3 Touring, le V40 est un break de
charme et non de charge. Les capacités d'accueil de son
coffre sont amèrement limitées en volume : de 401 dm3
à 1 420 dm3, tous sièges rabattus. Dans la catégorie
des breaks familiaux,
le V40 ferme la marche, en termes d'aptitude à engranger
valises et bagages en tout genre.
La
découpe même de l'entrée du coffre, certes élégante à l'il
mais tarabiscotée, renseigne d'office sur ce qui peut ou
ne peut pas monter à bord. Ayant pleinement accepté cette
réduction d'usage, le propriétaire d'un V40 profitera en
toute connaissance d'une berline à châssis long,
polyvalente à souhait et fort aimable au quotidien.
Conduite
Élégant
d'apparence, le break dispose d'une plate-forme efficace
et moderne. Sa conduite n'a réellement plus rien de commun
avec celle de certain de ses ancêtres, dotés à l'époque
d'essieu arrière rigide. Parfaitement stable, la voiture
négocie sans lourdeur les virages et se montre très équilibrée
lors denchaînements. Souple en suspension, elle se
montre particulièrement confortable à allure raisonnée,
mais refuse assez rapidement d'être confrontée à une conduite
trop énergique. À son volant, les exploits sportifs sont
à proscrire : le V40 se tasse sur ses appuis et perd
aussitôt de sa belle homogénéité routière. Une accélération
trop appuyée aura également tôt fait d'engendrer des pertes
de motricité sur chaussée humide. Agréable et légère lors
des manuvres urbaines, la direction de ce break s'allège
décidément trop à vive allure, et la précision des trajectoires
peut souffrir d'une telle sensibilité au coup de volant.
Sécurité/Performances
La
gamme de motorisations des V40 est relativement étendue ;
chacun trouvera ici puissance à son goût. Méfiance néanmoins
à ne pas réclamer l'impossible d'une auto si peu encline
à supporter la charge d'une cavalerie lourde sur son train
avant. N'espérez donc pas de prodiges de la part du fougueux
bloc T4 de 200 ch : le système antipatinage devient
ici un inévitable sauf-conduit contre les pertes d'adhérence.
Mieux
vaut, assurément, se retourner vers les deux moteurs 2.0,
dont la vélocité s'avère beaucoup plus en phase avec les
aptitudes ou compétences techniques de la voiture. En effet,
le 2.0 16V (140 ch) ou le 2.0 turbo (160 ch) constitueront
tous deux d'excellentes bases mécaniques pour qui recherche
un break à vocation routière. Plus sage, le 1.8 16V (115
ch, puis évolution à 122 ch) se révèle, quant à lui,
un parfait compromis entre performances et prix d'achat.
Le petit 1.6 16V (105 ou 109 ch), pétillant mais fatalement
limité dans ses prestations, s'adresse principalement aux
conducteurs urbains.
Côté
diesel, ces autos bénéficient de moteurs turbo d'origine
Renault. Si la technologie common rail vient tout juste
d'arriver sous le capot des Volvo, vous trouverez en occasion
des V40 1.9 TD de 90 ch, ou mieux encore, des V40 D
de 95 ch. Apparu fin 98, le 1.9 D à injection
directe est en effet infiniment plus agréable à utiliser
que l'ancien TD. L'augmentation du couple moteur réduit
les manuvres de rétrogradage et favorise des relances
plus rigoureuses. Plus cher, bien sûr, mais aussi nettement
plus apte à affronter les forts kilométrages.
Fiabilité
Méfiance
vis-à-vis des intérieurs clairs et des velours de siège
ayant tendance à rapidement se salir. L'assemblage des tout
premiers modèles étant apparemment plus succinct qu'à l'heure
actuelle, certains bruits ou certaines vibrations parasites
surviennent fréquemment dans la planche de bord.
Aucun
problème majeurs n'est, en revanche, à déplorer au niveau
des mécaniques. Contrôlez soigneusement l'état des suspensions
et
du train avant en général (amortisseurs, rotules, biellettes),
lors d'un essai routier. Assurez-vous enfin du bon fonctionnement
de toutes les commandes électriques (lève-vitres, centralisation,
sièges).
Conclusion
Le
break est à la mode, le V40 aussi ! En dépit de ses
cinq ans, ce véhicule affiche encore une étonnante modernité
de style. Fine et racée, cette Volvo séduira les inconditionnels
du genre comme les nouveaux arrivants dans la catégorie
des breaks. Blasé de la simple berline, changez donc sans
remords votre style de vie et roulez différemment. Au jour
le jour, la polyvalence de ce véhicule n'aura d'égale que
son remarquable standing.
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