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Au niveau
de la structure, on note que le Grand Cherokee repose sur
une carrosserie monocoque et autoporteuse. Sur les générations
précédant le restylage de fin 1998, les "ZJ",
la carrosserie se "vrille" en usage tout-terrain
intensif. Pour le constater, il suffit de regarder les encadrements
de portes ou de vérifier si le hayon ferme correctement.
Les modèles turbo diesel sont davantage concernés, les motorisations
essence étant moins utilisés en tout-terrain. Sur les "WJ"
(après restylage), la coque est plus rigide : ils souffrent
donc moins de ce mal.
Sur
le plan mécanique, le moteur 4 litres 6 cylindres est de
loin le plus fiable. On relève quelques suintements d'huile,
sans conséquences notables sur la longévité du moteur, et
plus rarement d'occasionnels problèmes de pompe à eau, peu
après les 100 000 km. Les moteurs 5.2 V8 vieillissent particulièrement
mal : les amateurs de Grand Cherokee ont coutume de dire
qu'ils s'usent trois fois plus rapidement que les 4 litres
! On note fréquemment, sur ces modèles, de sérieux problèmes
de pont, se traduisant par un bruit important, et pouvant
aller jusqu'à la casse en cas d'utilisation intensive en
tout-terrain. Un problème qui affecte également les 4.7
V8, dont l'endurance est par ailleurs satisfaisante. Bannissez
les 5.9 V8 (séries limitées "High Output" modèles
98 et 99), techniquement dérivés des 5.2 et devant supporter
un meilleur rendement : la mécanique est davantage
"poussée" et s'use encore plus prématurément,
sans compter la consommation gargantuesque
Quant
aux moteurs turbo diesel, d'origine VM, les maux affectant
les 2.5 (4 cylindres) et les 3.1 (5 cylindres) sont identiques.
Il s'agit de faiblesses de joints de culasse, notamment
sur les premiers exemplaires (début 96), ainsi que de durits
et de colliers de serrage touchant les circuits de refroidissement
et d'huile. Les problèmes surviennent aux alentours de 80
000 km. D'autre part, ces moteurs souffrent également de
faiblesses au niveau de la batterie et de l'alternateur.
Les
problèmes de pont qui affectent les "gros" V8
sont connus des passionnés et résultent d'un usage tout-terrain
sévère. Ils sont notamment consécutifs à des forts "coups
de gaz" lors des reprises d'adhérence, et peuvent concerner
tous les modèles ayant régulièrement été utilisés hors du
bitume.
Sur
les plans de la finition et des équipements, on note que
le cuir des versions Limited ne vieillit pas très bien,
les garnitures manquant d'épaisseur. Sur les Laredo, les
boucliers et les protections latérales, des éléments non
peints et "bruts de plastiques", s'altèrent notablement
avec le temps. Enfin, le Grand Cherokee souffre de dysfonctionnements
chroniques au niveau des équipements et accessoires électriques,
principalement en ce qui concerne la climatisation et le
régulateur de vitesse.
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