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Sur
le marché de l'occasion
Terre
d'accueil de ce type de véhicule de prestige, l'Amérique
reçut le Boxster à bras et portefeuilles ouverts. Sur une
moindre échelle, le marché européen participa activement
au succès commercial de cette Porsche du renouveau. Enfin,
à raison d'environ 250 immatriculations véhicules par an,
la France salua à sa façon le brio du modèle. Exclusif par
nature, le Boxster demeure donc un objet rare sur notre
vieux continent, mais sa présence est néanmoins plus que
certaine sur le marché de l'occasion.
À
vous de savoir négocier les toutes premières versions du
Boxster 2.5. En effet, à partir de 1999, le six cylindres
à plat évolua terriblement, tant en cylindrée qu'en puissance.
N'espérez cependant pas profiter de remises exceptionnelles,
le Boxster bénéficie, au fil des ans, d'une cote d'amour
en acier trempé. Ainsi, les portes de cette voiture d'exception
ne s'ouvriront à vous qu'aux alentours de 30000 euros.
Présentation
Coûts
de production obligent, le Boxster partagera par la suite
nombre d'éléments de carrosserie avec le nouveau coupé
911.
Quoi de plus valorisant pour ce modèle soi-disant d'accès
de gamme que d'inspirer la plus célèbre d'entre toutes les
Porsche. Préfigurant le futur de la marque, le Boxster s'affiche
sans complexe avec un profil de conquérant. Derrière une
agressivité visuelle notoire, n'oublions pas que cette fière
sportive est également un cabriolet de charme.
Entièrement
automatisée, la capote disparaît en une fraction de seconde
sous un couvre-capote rigide. Pratique et élégant. Sachez
que pour 4500 euros de plus, une 911 Carrera Cabriolet ne
fait techniquement pas mieux en matière de couvre-chef !
Volant bien en main, installé comme il se doit à bord d'une
voiture de sport, le conducteur se sentira immédiatement
taquin du pied droit.
L'imposant compte-tours, positionné au plein centre du combiné
d'instrumentation, lui rappelle, si besoin est, que la mécanique
du Boxster aime à vibrer à la limite de la zone rouge. D'une
rigueur de fabrication sans appel, la voiture soigne sa
présentation à travers de nombreuses options. Une sellerie
cuir ou une climatisation ne faisant pas partie de la dotation
de série de l'auto, tenez compte d'un tel enrichissement
pour affiner la cote en occasion.
Conduite
Oublié
le temps des Porsche belliqueuses et indomptables, le Boxster
s'avère d'une facilité de conduite déconcertante : les joies
de la conduite rapide, sans les affres des dérobades chroniques.
Il faut, en effet, repousser à l'extrême les limites de
la physique pour faire perdre de son bon sens routier au
Boxster. Loin d'être anéanti, le tempérament de cette Porsche
est tout simplement canalisé au mieux. La voiture se met
immédiatement au diapason des envies ou folies de son conducteur
: stable et rassurante en usage normal, féroce et efficace
en cas d'utilisation sportive. Comme à l'accoutumée sur
les voitures de la marque, le système de frein se montre
parfaitement à la hauteur de sa tâche. Sur petites routes
sinueuses, le Boxster se découvre un caractère de battant
et enchaîne accélérations et freinages. Cette vélocité s'estompe
aussitôt en bord de mer, dès lors que le pilote désire rouler
plus paisiblement en profitant de la brise légère. La qualité
de roulage et le confort de suspension sont alors dignes
de la douceur environnante.
Sécurité/Performances
Compte
tenu du potentiel sportif de ce véhicule, chacun s'accordera
à reconnaître que ce dernier est vraiment le nec plus ultra
en matière de motorisation : un 3.2 de 252 ch de la
méchante version S. Véritablement hors normes, les performances
de choc de cette mécanique (260 km/h en pointe et moins
de 6 s de 0 à 100km/h) confèrent au Boxster ses véritables
lettres de noblesse.
Hélas
! Presque 7500 euros séparent cette horlogerie haut de gamme
du plus modeste bloc de 2.7 de cylindrée. Pour qui est à
la recherche du bonheur suprême en modérant son investissement,
ce modèle de base constitue un compromis prix/plaisir idéal.
Par sa souplesse d'utilisation, ses prestations de haut
niveau et son envoûtante sonorité, ce six à plat de 220 ch
est à même de satisfaire le plus grand nombre d'amateurs
du genre. Sachez que ce 2.7 remplaça rapidement le moteur
d'origine (un 2.5 de 204 ch), dont la cavalerie fut
jugée trop faible par la clientèle de l'époque. Cet élitisme
de roi se justifiant sur le marché du neuf perd évidemment
sa raison d'être en seconde main. Certes, moins brillant
face aux chronos, un Boxster 2.5 n'en est pas moins pétri
de hautes qualités dynamiques.
Fiabilité
Pour
les Porsche, la légende rejoint la réalité en termes de
fiabilité. Bien camouflé en position central, le nouveau
flat 6, refroidi par air, semble bien disposé à accumuler
les kilomètres sans rencontrer de problèmes. Mieux vaut
toutefois s'adresser à un spécialiste de la marque pour
se prémunir d'éventuels ennuis : au vu de ses évidentes
prédispositions sportives, un tel véhicule se doit d'être
sérieusement inspecté (disques de frein, boîte de vitesses,
direction), avant tout changement de propriétaire.
Conclusion
Dans
le milieu des roadsters de luxe, le Boxster domine assurément
la situation. Délicieuse à voir, agréable et pratique au
quotidien, efficace et performante à la demande, voici une
Porsche d'une extrême polyvalence. Peu onéreuse au regard
du prestige de la marque, il n'en demeure pas moins vrai
qu'une BMW Z3
ou
autre Honda S 2000
seront financièrement plus attractives, mais si votre budget
est en conséquence, ce ticket d'entrée vous fera pénétrer
dans un tout autre monde automobile.
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