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Sur
le marché de l'occasion
En
1989, Mazda dévoile la gracile MX5 sur un marché quasiment
vierge, et annonce sans retenue ses ambitions tarifaires.
Mais l'arrivée de modèles équivalents, dans la catégorie
des roadsters deux places, impose au constructeur d'affiner
peu à peu ses tarifs. Ainsi, les variations de tarif, en
neuf, d'une MX5 sont-elles associées à de multiples évolutions
mécaniques. Entre 1.6 et 1.8, renseignez-vous bien sur la
puissance de tel ou tel bloc. Selon les années de production,
la cote de l'auto en seconde main peut sérieusement fléchir.
Au-delà de tout calcul d'ordre arithmétique, sachez que
la popularité acquise par une MX5 fait souvent office de
juge de paix lors des négociations.
Présentation
Simple
et sans ambages, mais ô combien séduisante
par la légèreté de sa présentation,
la MX5 aura fait craquer plus de 450 000 conducteurs dans
le monde! Croquée à l'ancienne, la voiture
aiguise avant tout le sens émotionnel des amateurs
de petit cabriolet. Si son look d'origine fut en partie
conservé au fil des restylages, sachez que le millésime
98 abandonna les projecteurs escamotables au profit d'optiques
de feux intégrées dans la carrosserie. Une
évolution tant visuelle que technique, puisque les
trains roulants de l'auto furent également revus
à cette occasion.
Le comportement routier en profita, certes, mais certains
regretteront toutefois le style "néorétro",
plus marqué, des toutes premières générations
de MX5. À chacun sa préférence, mais
comparez l'esthétique de l'une et de l'autre avant
d'arrêter votre choix. Le traitement du décor
intérieur est infiniment moins flatteur. Matériaux
et coloris s'écartent du passionnel et font preuve
d'un sérieux de présentation peu en rapport
avec le caractère ludique de l'auto. Le cur
peut néanmoins s'affoler en s'installant à
bord : petit volant, siège baquet et levier de vitesse
très court
le ton est donné, vous voici
au volant d'une sportive estivale !
Conduite
La
conduite est sportive, car à propulsion - méfiance,
donc, sur chaussée humide pour les conducteurs non
avertis ! Le train arrière peut se montrer taquin
sur une accélération appuyée. Autant
dire qu'en dépit de la modeste puissance de ses mécaniques,
la MX5 se prête volontiers au jeu du contre-braquage.
Extrêmement ferme en suspensions, bruyante à
haut régime, la voiture ne fait pas dans la dentelle
et vous fait sentir instantanément la moindre de
ses humeurs. Nous voici revenus au bon vieux temps des "pilotes"
casqués de cuir. N'hésitez pas à prendre
des cours
de pilotage.
Inutile de vouloir franchir le mur du son, cette MX5 vous
prend aux tripes et vous procure un réel plaisir
de conduite, même à basse allure. Très
précise en direction et réagissant sur ordre
aux modifications de trajectoire, elle conforte son conducteur
dans un statut de "gentleman driver". Une ambiance
à vivre cheveux au vent, bien entendu. Point de commande
électrique pour décapoter, néanmoins,
la facilité avec laquelle la toile se range ou se
déplie n'est absolument pas une entrave à
la joie de sortir en cabriolet
et ce, par n'importe
quel temps.
Sécurité/Performances
En
1993, la MX5 troque son 1.6 originel de 115 ch contre un
1.8 de 130 ch. La différence, en termes de performances,
demeure négligeable, si bien qu'il ne semble pas
fondamental d'opter aveuglement pour le "gros"
moteur. Sans se montrer plus exubérant en vitesse
de pointe, ce 1.8 profite malgré tout d'une souplesse
accrue à bas régime. En 1995, Mazda réveille
l'intérêt des clients, en présentant
une version d'appel équipée d'un bloc moins
puissant : la MX5 renoue donc avec le 1 600 cm3, dont la
puissance est désormais abaissée à
90 ch. Conservant une certaine vivacité sur les premiers
rapports, la voiture s'étouffe, hélas ! très
rapidement, en quatrième et cinquième vitesse.
À la moindre décélération, les
rétrogradages deviennent ici une manuvre aussi
courante qu'indispensable. Un modèle parfait pour
flâner, mais peut-être décevant pour
qui recherche une voiture au caractère mécanique
affirmé. En 1998, la gamme bénéficie
de modifications profondes. Côte à côte
apparaissent un 1.6, de 110 ch et un 1.8, de 140 ch. De
quoi retrouver une franche spontanéité de
réaction en enfonçant la pédale d'accélérateur.
Deux versions assurément très homogènes
dans leurs prestations, mais également plus onéreuses
en occasion.
Fiabilité
La
MX5 profite de la solide réputation de robustesse des Mazda.
Aucun problème d'importance ne justifie de rapporter une
quelconque faiblesse chronique de l'auto. À vous de savoir
reconnaître une précédente et abusive utilisation sportive
de votre MX5. Ses suspensions très fermes et sa structure
légère de cabriolet supporteront en effet difficilement
une conduite trop virile. Plaquettes et disques de frein,
montants de pare-brise et fermeture de capote seront à inspecter
soigneusement.
Conclusion
La
MX5 ? Deux places à bord et le soleil pour témoin,
il est grand temps de profiter de ce modèle plein de charme,
au meilleur prix. Si la puissance d'un moteur ne vous importe
guère, l'abordable et adorable MX5, 1.6, peut devenir votre
passeport pour l'été. Pour un plaisir plus large en termes
de vivacité mécanique, le 1.8 est conseillé aux acheteurs
disposant d'un budget non limité. Bonne route au volant
d'une MX5, du 1er janvier au 31 décembre !
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