Cadillac s’adapte à l’Europe.
Après s’être plié au diesel,
le constructeur américain cède aujourd’hui
au break. Et c’est une première en près
d’un siècle d’existence. La berline
aux gènes de Saab 9-3 s’étire de
3 petits centimètres pour atteindre 4,71 m.
Cet infime accroissement profite au volume de coffre
(419 litres/1285 litres) ainsi qu’à l’espace
arrière. Le dessin de la partie arrière
nous a semblé plus harmonieux que celui de la
berline dont il découle. Pour le reste, le break
ne diffère en rien de la berline. Tout du moins
esthétiquement puisque la Cadillac BLS Wagon
comme on la nomme, accueille le vigoureux diesel de
sa consoeur, la Saab
9-3.
Ce nouveau 1.9 D de 180 chevaux est tout simplement à sa
place sous le capot du break Cadillac. Grâce à l’adoption
d’un turbo à double étage, le 4
cylindres suédois délivre un couple de
400 Nm très tôt et longtemps. Il en résulte
des performances sympathiques : 0 à 100 km/h
en 8,7 secondes et une V-max de 220 km/h. Le niveau
sonore effacé et la souplesse de ce moteur sont
un régal en agglomération. On prend en
plus plaisir à constater une conso très
raisonnable d’à peine 7 litres en ville.
Et lorsque vient le temps de s’échapper,
le couple maxi dispo très tôt gratifie
de longues poussées très appréciables
pour les dépassements.
En roulage c’est autre chose. Le break américano-suédois
est un peu pataud
malgré la présence de l’ESP maison,
baptisé « StabiliTrack ». On note également
quelques pertes de motricité sur le train avant,
qui devraient être rapidement corrigées
avec l’apparition de la transmission intégrale
(malheureusement uniquement proposée avec le
V6).