Au
lancement de la Logan
MCV début 2007, la seule motorisation qui trouvait
grâce à nos yeux étaient le 1.6
16V de 107 ch. Toujours en essence, le 1.4 MPi 75 ch
et le 1.6 MPi 90 ch se révélaient insuffisants
en raison des valeurs et aérodynamiques et surtout
du poids plus pénalisants que pour la berline.
Idem en diesel avec le 1.5 dCi 70 ch. La Logan MCV
accuse en effet un embonpoint qui frôle les 160
kg pour les versions 5 places et 30 suppémentaires
pour la version 7 places (dont 17 kg pour la banquette
amovible). On atteint au bas mot 1.165 kg contre 980
kg à la berline de base, et jusqu’à 1.245
kg avec le dCi 7 places. En charge, il était évident
que les 160 Nm ne permettait pas un dynamisme suffisant.
Avec la version 1.5 dCi 85 ch du 1.5 litres facturée
600 € de plus, forte de 200 Nm à 1900 tr/mn
et une boîte mécanique à 5 rapports
identique à l’exception d’un dernier
rapport un brin plus long, la Logan MCV dispose enfin
d’un Diesel -même à 7 personnes à bord
- qui permet de doubler un camion qui lambine à 75
km/h sans avoir une visibilité de la route devant
soi de plus d’un kilomètre. La berline
a également droit à ce petit coup clé à molette
qui fait passer la pression de suralimentation du turbo
de 1 ,9 à 2,3 bar. Il autorise de bonnes accélérations
(2 sec. gagnées pour la 4 portes sur le 0 à 100
km/h, et plus de 3 secondes pour le break MCV avec
14, 3 secondes selon nos mesures). Gain encore supérieur
sur le 1000 DA atteint en moins de 36 secondes. La
vitesse maxi du MCV passe de 150 km/h avec le dCi 70 à plus
de 165 km/h avec le 85 ch à près de 4000
tours. Les reprises deviennent également assez
vigoureuses en quatrième, et acceptables sur
le dernier rapport. La consommation reste bien contenue
malgré la notable augmentation de l’agrément
de conduite. Des 6,9 l/100 km enregistrés pour
la MCV 1.5 dCi 70 ch, nous n’avons pas dépassé 7,0
l/100 sur notre essai de plus de 1000 km au volant
de la MCV 85 ch, cela en profitant pleinement de la
puissance et du couple supplémentaires. En détail,
on note moins de 5 l au mini sur route, 5,7 l sur 4
voies limitée à 110 km/h, environ 7 litres
en ville comme sur autoroute à 130 km/h, tandis
que la consommation peut dépasser 8 l/100 km
au delà de 145 km/h en raison de la surface
frontale défavorable de ce haut break. A noter
que l’ordinateur de bord indique une consommation
moindre que la réelle de 0,2 à 0,3 litres.
Plus ennuyeux, la version MCV se distingue un remplissage
du réservoir particulièrement fastidieux
pour les dix derniers litres. Un détail qui
nous avait échappé lors de notre premier
essai du MCV début 2007. La Logan 1.5 dCi 85
ch reste aussi discrète en fonctionnement que
la 70 chevaux . Mais elle plus bruyante qu’une
Clio III équipée du même moteur
ou qu’une Logan 1.6 16V, ce qui incitera à faire
quelques pauses lors de longs trajets. L’espacement
des petits entretiens restent fixés à 10
000 km (ou un an max) et les grands à 20 000
km (max 2 ans), contre 15 000 et 30 000 km en essence.
Trop rapprochés pour un Diesel moderne selon
nous. Autrement, rien à rajouter, si ce n’est
que notre MCV d’essai chaussait des pneus Debica
Passio made in Poland dont l’accroche en latéral
n’est pas mauvaise, mais qui manque cruellement
de grip en longitudinal, provoquant des pertes de motricité aussi
bien sur le sec que sur chaussée humide…
Deux niveaux d’équipements sont disponibles
en berline avec le 1.5 dCi 85 ch, Lauréate et
Prestige, et pour le MCV, le client a le choix entre
Ambiance ( à partir de 11 690 € en 5 places)
et Lauréate (12 890 € en 7 places). Vu
la faible augmentation du tarif (600 €) et la
réelle progression en agrément (et sécurité),
le 85 ch est bien le Diesel qui convient à la
Logan, à la berline, et plus encore au MCV 7
places.