Commercialisée à la
fin de l’été 2004, la Twin Top
a conquis 1 500 acheteurs en France sur les derniers
mois de l’année, 70 % optant pour
la 1.4 Twinport de 90 ch, les autres pour la plus véloce
1.8 125 chevaux. C’est le 1.3 CDTi qui fait aujourd’hui
son apparition.
Le marché des cabriolets est en constante progression
en France. De 28 000 unités en 2003, il est
passé à 42 000 l’an dernier et
devrait encore progresser en 2005. Parmi les petits,
la
206 CC s’arroge
toujours la part du lion, mais elle doit désormais
compter avec l’Opel Tigra
Twin Top qui fournit dans pratiquement tous les domaines
des prestations proches. Sauf que la Tigra est une
stricte deux places, la 206 disposant de deux places
de secours à l’arrière pour de
courts trajets. Commercialisée à la fin
de l’été 2004, la Twin Top a conquis
1 500 acheteurs en France sur les derniers mois de
l’année, 70 % optant pour la 1.4 Twinport
de 90 ch, les autres pour la plus véloce 1.8
125 chevaux. Joli succès, peut-être dû en
partie au fait que la TT est un peu française,
construite dans les ateliers du carrossier vendéen
Heuliez.
Au printemps 2005, Opel étoffe la panoplie de
motorisations en proposant un petit diesel sur son
TT, à l’instar de Peugeot qui escompte
ainsi relancer la carrière de son CC fétiche.
La Tigra joue elle l’économie avant tout
en optant pour le 1.3 CDTI 70 ch de la Corsa, en provenance
de Fiat. Ce petit multisoupapes autorise une consommation
mixte selon les normes de 4,6 l/100 km (environ 6,2
l/100 en conso réelle). C’est 1,5 litre
de moins que le pourtant sobre 1.4 à essence.
Certes les performances ne sont pas les mêmes,
surtout en accélérations (15,5 secondes
de 0 à 100 km/h), mais avec 167 km/h maxi
et de meilleures reprises que le 1.4, l’agrément
est loin d’être dramatique en usage courant
ou en ballade. En ville, les 170 Nm suffisent à tracter
les 1,2 tonnes de l’auto sans problèmes.
Pour ce qui est de faire un temps dans la montée
du col de Vence dans l’arrière pays niçois
comme nous l’avons tenté au cours de notre
essai, il faudra repasser. Cette escapade nous a néanmoins
permis de revérifier que la TT tient pas mal
le parquet, et dans la descente du col, que le freinage
n’est pas sous-dimensionné.
Cela noté, le 1.3 CDTi n’a pas besoin
d’être perpétuellement cravaché comme
le 1.4, et au final, comme il est toujours d’un
fonctionnement particulièrement discret, il
se montre souvent moins audible que le moteur à essence
de base. Un petit diesel qui s’accorde du coup
plutôt bien à la conduite cheveux au vent,
sans prendre le risque d’être vraiment ébouriffé.
Les trois finitions de la Tigra TT sont reconduites
avec le CDTi, qui ne fait payer sa sobriété que
1 000 euros de plus que la version 1.4 90 ch. De 18
750 à 20 350 euros.