Parmi
les monospaces compacts, l’Opel Zafira reste
une référence incontournable, même
si la plupart des autres constructeurs ont repris les
innovations de celui de première génération
née en 1999, à savoir 7 places et les
sièges au 2e et 3e rangs escamotables (et non
plus sièges ou banquettes à retirer).
Le Zafira de deuxième génération
commercialisé à l’automne 2005
reprenait bien sûr ces bonnes idées, tout
en devenant plus confortable (assises, suspension, …)
et plus plaisant à conduire (motorisations et
comportement en réel progrès). Malgré le
Renault Grand Scénic, Toyoto Corolla Verso et
quelques autres, il a réussi à conserver
une position de leader parmi les monospaces compacts
7 places avec plus de 160 000 exemplaires vendus en
Europe de janvier à novembre 2007 .
Afin de faire face à ces rivaux dont un Citroën
C4 Picasso ambitieux, le Zafira qui arrive maintenant à la
moitié de son cycle de vie a droit au traditionnel
toilettage (face-lift pour les anglophiles). Il sera
commercialisé courant février 2008. Sa
ligne est rafraîchie au niveau de la face avant,
des bas de caisse et des feux arrière. Les retouches
sont légères, mais apportent un brin
de dynamisme bienvenu à la ligne de l’engin.
On vous laisse apprécier sur les photos le subtil
travail des stylistes. A l’intérieur,
les changements sont plus ténus, avec le cerclage
chromé des commandes de climatisation et de
radio, de nouveaux inserts sur la planche de bord et
sur les contre-portes, les systèmes d’info-divertissement
intégrant la navigation (option) qui s’enrichissent
d’une prise pour IPod ou une console centrale
laqué piano (noir) sur la version Cosmo. Il
conserve sans changement son système d’assise
Flex qui fait toujours merveille pour passer de 7 places à deux
places et à une capacité de chargement
de 1.820 litres sans avoir à enlever le moindre
siège.
L’Opel Zafira II restylé s’équipe
surtout de trois nouvelles motorisations – ou
largement remaniées, deux Diesel et une à essence.
Cette dernière est un 1.6 Ecotec 115 ch/155
Nm avec calage variable de la distribution aussi bien à l’échappement
qu’à l’admission qui permet un gain
de 10 chevaux et une réduction de la consommation
de 4,3 % selon le constructeur par rapport à l’ancien
1.6. Si ce moteur à essence paraît prometteur,
nous nous sommes concentrés pour cette prise
en mains sur l’essai du nouveau 1.7 CDTi 125
ch. Ce 1.7 litres sera également proposé en
variante 110 ch/260 Nm. Les deux sont équipés
de FAP sans entretien et associés dans les deux
cas à une boîte 6 vitesses. Par rapport
au 1.9 CDTi d’origine Fiat 100 et 120 chevaux
(sauf en BVA où le 1.9 CDTi 120 ch rempile)
qu’ils remplaceront progressivement, la consommation
et les rejets de CO2 diminuent de presque 5% , ce qui
les situent désormais parmi les plus sobres
dans cette fourchette de puissance. Notre Zafira 1.7
CDTi 125 ch affichait sur notre essai une moyenne raisonnable
de 7,5 l/100, avec un maxi inférieur à 10
litres en conduite rapide sur les routes montagneuses
de l’Apenzell et moins de 6 litres à 120
km/h sur les autoroutes helvètes qui convergent
sur Zurich. Les performances sont en infime progrès
(+ 3 km/h en vitesse maxi, 1/10e de seconde de mieux
sur le 0 à 100 km/h), y compris en reprises à partir
de 80 km/h en 5e. En dessous, même si le couple
maxi est identique (280 Nm), le moteur Fiat pleinement
disponible 300 tours plus tôt permet des relances
un peu plus vigoureuses. Le 1.7 ne démérite
pas pour pourtant à bas régime.
Facturée 100 € de plus que la version 1.9
120 ch, la nouvelle 1.7 125 ch semble plus recommandable
presque à tous points de vue, mais elle se montre
malheureusement très bruyante et vibrante autour
de 2000 tr/mn, régime fréquemment utilisé en
circulation urbaine ou en conduite coulée sur
route. C’est dommage pour cette version médiane
du Zafira qui frise par ailleurs le sans faute.
Si le toujours convaincant 1.9 CDTi 150 ch reste au
programme en boîte manuelle ou automatique à six
rapports, on s’étonne qu’Opel n’ait
pas prévu à l’occasion du restylage
pour nos marchés diéselophiles la nouvelle
exécution 180 ch dont profite depuis peu la
Saab 9.3 par exemple, quitte à en diminuer le
couple maxi de façon à ne pas affoler
le train avant.
Pour le reste, presque rien à signaler par rapport à notre
essai du Zafira de 2005, si ce n’est la visibilité de ¾ avant
entravée par les imposants montants de pare-brise
(surtout à gauche). Un comble pour une clientèle
qui choisit un véhicule surélevé pour
la sécurité et la visibilité qu’il
inspire. Signalons au passage que sur le total des
immatriculations de voitures neuves en Europe, en 2007
13 % d’entre elles offraient une position de
conduite surélevée par rapport à la
route. Une position dominante qui plait à de
plus en plus de clients… Parmi ces véhicules
plus ou moins égotistes, l’Opel Zafira
n’est de loin pas la plus mal lotie pour la qualité de
sa position de conduite, qui reste digne d’une
bonne berline.
Quatre niveaux d’équipements sont disponibles
avec cette motorisation 1.7 CDTi 125 ch contre 5 à la
1.9 120 chevaux. Le 1.7 se passe de la finition de
base Enjoy, et ses tarifs vont de 25 500 pour le niveau « Edition » à 27
800 € pour la version haute « Cosmo Pack ».
Dans l’ensemble, si le restylage engendre au
pire quelques centaines d’euros de supplément,
on s’étonne toutefois que la Zafira enregistre
depuis son lancement il y a deux ans et demi une inflation
d’environ 10 % pour la plupart des versions proposées
au catalogue. Rien de bien grave cependant puisque
le rapport prix/prestations/équipement reste
tout à fait concurrentiel par rapport aux autres
monospaces compacts 7 places proposé sur le
marché français.