La
nouvelle Smart
Fortwo réalise des débuts encourageants. Le
constructeur allemand, enfin à l’équilibre,
commencera prochainement à gagner de l’argent.
Depuis l’arrêt de la Forfour et du roadster,
la Fortwo est le seul et unique modèle de Smart au catalogue.
Mais attention, le microbe allemand aura une actualité très
chargée dans les mois à venir. A commencer
par le lancement des versions diesel (cdi), Brabus,
une série MHD (sur le principe de l’alternodémarreur)
limitée à 1000 exemplaires mais aussi
une motorisation électrique (ED) dans une futur
pas si éloigné. L’autre fait notable
reste la conquête imminente des Etats-Unis début
2008, où les dirigeants ont déjà enregistré 30
000 précommandes. « C’est le bon
moment. Dans un contexte où les américains
se questionnent sur les problèmes d’écologie
et de surconsommation, la Fortwo a toutes ses chances.
Il y a 5 ans ça n’aurait pas été possible »,
confie François Le Clec’h, Directeur général
de Mercedes France.
En attendant, le démarrage de le Fortwo outre-Atlantique,
c’est outre-Rhône que nous avons eu l’occasion
de tester la championne du CO2 : la Smart Fortwo cdi.
Vendue comme le modèle le plus économique
et le moins polluant du marché avec une conso
de 3,3 l/100 km et une émission de seulement
88g/km de CO2, la nouvelle Fortwo cdi reprend les bases
de l’ancienne génération. A savoir
le 3 cylindres Mercedes dont le couple et la puissance
ont été augmentés de 10% par une
pression plus importante du turbo (1600 bars contre
1350 auparavant) et l’apparition de nouveaux
injecteurs. La puissance s’établit à 45
ch et le couple à 110 Nm. Légèrement
bruyant à froid, le cdi distille suffisamment
de couple pour emmener vaillamment les 780 kilos de
la Fortwo à plus de 135 km/h.
La ville reste toutefois son terrain de prédilection.
C’est ainsi que nous avons pris malin plaisir à laisser
sur place scooters et autres citadines dans le centre
ville de Lyon. Les montées en régime
de cette Fortwo cdi sont souples et linéaires
et ce très tôt. Dès 1500 tr/mn,
le 3 cylindres délivre les 3/4 du couple maxi.
Malheureusement, le dynamisme du petit modèle
est grevé par une boite robotisée à la
peine pour transmettre un couple plus important que
sur les moteurs essence de base. Le conducteur est
donc gratifié d’à-coups notables
entre chaque rapport. Enervante de lenteur en mode
séquentielle, elle délivre (enfin) un
minimum de confort en mode auto. L’ensemble reste
toutefois supérieur à la précédente
génération. De plus, cette transmission
aurait fait l’objet « d’améliorations »,
selon Smart qui indique y avoir intégré une
fonction « kick-down » permettant de tomber
un ou deux rapports selon la demande à l’accélérateur.
On concède son utilité sur la version
Brabus de 98 ch, mais sur le diesel de 45 ch, l’intérêt
y est limité. En revanche, la conso affichée
par le constructeur est très proche de celle
relevée par nos soins (à peine 4,0l/100
km) durant un test essentiellement urbain.