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En
tout cas, pour concevoir un V8 en France, ce ne sont
pas les moyens technologiques qui manquent. Car depuis
plusieurs dizaines d'années nos constructeurs natinaux
ont prouvé en compétition qu'ils savaient faire de
gros moteurs fiables et puissants. Pour s'en convaincre
il suffit d'énoncer les nombreuses victoires et titres
des moteurs V10 Renault en Formule 1 et du V10 Peugeot
en Championnat du Monde d'Endurance et aux 24 Heures
du Mans.

Mais
curieusement ces succès n'ont pas donné lieu à une
vraie application commerciale en série. Renault a
placé son V10 F1 dans le concept Initiale, quant à
Peugeot il a créé dernièrement la 907, un superbe
coupé propulsé par un V12 de 6 litres, né de l'association
de deux V6 de 3 litres. Rien de plus, et il y a une
forte probabilité qu'il n'y ai jamais rien de plus
! C'est pourquoi aujourd'hui l'on peut dire qu'il
y a peu de chance de voir un V8 Français sous le capot
d'une voiture d'une marque française, ce qui ne veut
pas qu'il n'y aura pas de V8 équipant une Française...
Pourquoi
nos constructeurs nationaux sont-ils si timorés ?
Il y a plusieurs explications à cela. Premièrement,
l'étude et la construction d'un moteur coûtent beaucoup
d'argent et il n'est pas sûr que la rentabilité d'un
V8, même si celle-ci se programme sur plusieurs années,
puisse être possible (vu le peu de vente de véhicules
haut de gamme en France). Deuxièmement, l'augmentation
des prix des carburants et surtout la multiplication
des radars au bord des routes, ne facilitent pas l'arrivée
d'un tel moteur sous le capot d'une auto française.
Enfin, troisièmement, avec leur de moteurs essence
et disesels en quatre et six cylindres, les constructeurs
français couvrent l'essentiel des besoins de la population
française et européenne, laissant les Allemands se
battrent dans la catégorie des véhicules de luxe.
Un secteur très rentable mais ou l'on peut facilement
se brûler les ailes.
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