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La
préparation de l'enquête
Le
système ultrarépressif voulu par notre cher ministre des
Transports, Jean-Claude
Gayssot est désormais bien en place, avec, rien que
pour cette année, une augmentation du nombre de radars sur
le terrain et la possibilité, pour les agents municipaux,
de radariser les automobilistes fraudeurs. Arme favorite
des forces de l'ordre, le radar apparaît donc comme l'ennemi
juré des conducteurs. En revanche, les piétons, les adeptes
de rollers et même les cyclistes se croient à l'abri de
toute verbalisation. Imaginez donc leur tête quand les deux
faux policiers
de Caradisiac ont sorti leurs faux carnets à souches
forcément incrédules ! Mais nous avions mis en place
un scénario digne des meilleurs polars, en faisant croire
aux piétons, rollers et cyclistes parisiens que Bertrand
Delanoë, leur nouveau maire socialiste, avait pris une décision
inédite : réglementer la circulation sur les trottoirs
à l'aide de radars. Voici, en substance, notre ritournelle :
Les
accidents corporels devenant de plus en plus nombreux, le
nouveau maire de la capitale a décidé de réduire le nombre
d'infractions perpétrées sur les trottoirs parisiens. Lors
de son premier conseil municipal, il a fait adopter, par
le conseil de Paris, puis par la préfecture, un arrêté réprimant
ces différents délits. Cet arrêté vise donc les excès de
vitesse, mais aussi tous les comportements dangereux des
piétons, rollers ou cyclistes.
Voici
le faux barème de limitation de vitesse qui a été présenté :
- les piétons ne devront plus dépasser la vitesse de
3 km/h ;
-
les adeptes du roller et les cyclistes seront, pour leur
part, limités à 5 km/h.
Nous
voilà donc partis, votre serviteur aidé d'un autre journaliste,
déguisés en policiers,
à la chasse aux fraudeurs sur le parvis du Forum des Halles,
lieu parisien réputé pour ses voies piétonnes, étroites
et nombreuses.
Pour
être le plus crédibles possible, nous nous sommes également
munis d'un radar dernier cri, puisqu'il s'agit du Eurolaser,
communément appelé radar-jumelles.
Enquête
réalisée par Olivier Pagès

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