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C'est
Fabrice qui se présente le premier à la Tour Eiffel au volant
de la Ferrari Testarossa. La Ferrari, lors de notre séance
de photos, oblige son chauffeur à assurer le service d'ordre
ce n'est pas génial pour arriver détendu sur la première
Suédoise venue. Une fois la photo réalisée, nous nous retirons
et laissons Fabrice seul avec la Ferrari et
des centaines de touristes agglutinés au pied du célèbre
monument.
Fabrice
lance son cri de guerre devant les charmantes étrangères
qui s'approchent de l'automobile rouge : "Vous
voulez faire un tour avec moi ?". Et les touristes
affluent, en effet. Mais, surtout, pour regarder la voiture,
le propriétaire, et s'en aller
Dès que Fabrice les
accoste, nos demoiselles jouent les effarouchées :
"Heu,
non non
"
"Heu,
j'ai pas trop le temps
"
On
voit la Ferrari, pas nos dragueurs
La
cote d'amour de la Ferrari dépasse largement celle de Fabrice,
à voir le nombre de gamins autour de la voiture. Mais, pas
de chance, la Ferrari attire surtout les hommes, de 7 à
67 ans ! Bref, à moins que notre play-boy ne vire sa
cuti, il risque fort de revenir bredouille. Les touristes
orientaux et extrême-orientaux viennent aussi voir l'objet.
Fabrice n'ose pas aborder de jeunes femmes en tchador, pourtant
très curieuses. Idem avec des Indiennes en sari. Il
approche une famille néerlandaise : la mère, les filles,
toutes attirées et amusées. Mais la Ferrari n'a que deux
places. Tant pis pour la famille !
Fabrice,
pour sauver l'honneur, accoste alors une jeune femme blonde.
La négociation a lieu devant une vitrine de marchand ambulant.
Échanges de sourires, toute l'équipe se dit: "Ça y
est, c'est gagné !" Mais ils reviennent vers la voiture,
et se séparent dans un échange de salutations. Zut, encore
raté !
Paul,
notre second séducteur, prend le relais, toujours aux côtés
de la Ferrari Testarossa.
Visiblement,
sous ses faux airs d'Iznogoud, il fait plus peur qu'autre
chose. Serait-ce un truand napolitain en goguette ?
Un terroriste enrichi ? À chaque fois qu'il accoste
une jeune femme, c'est négatif. Face à une de ses tentatives,
il essuie un vif refus :
Non,
non, je ne vous parle pas, je ne vous ai pas parlé.
Une incantation digne d'un "Vade retro, Satana" !
Et voilà, à cause des commerçants et des services publics
qui arnaquent les touristes, elles refusent les propositions
honnêtes de séducteurs parisiens. Tout fout le camp !
Direction,
place du Trocadéro
Le
partage entre Parisiens et touristes y sera plus équitable.
Cela devrait nous aider à mieux cerner le profil idéal.
Place du Trocadéro, la Ferrari attire toujours autant les
hommes. Zut, zut et rezut ! Mais, cette fois, nos séducteurs
vont s'y mettre à deux pour accoster les passantes. Paul
aborde une jeune femme noire, en jupe courte. Il engage
la conversation :
"Ça vous dirait, une balade dans Paris ?"
"Ben
oui, mais là, j'ai pas trop le temps, mais c'est sympa comme
idée!"
Face
à cette rebuffade, Paul a tout prévu : "Ah, mais on
peut faire vite, surtout avec une Ferrari !"
"Oh,
surtout pas, j'ai peur de la vitesse en voiture."
Elle
a de la répartie, et Paul se retrouve à court d'arguments.
Ce sera pour une prochaine fois.
Une
nouvelle chance se présente avec une jeune fille en tee-shirt
bleu, visiblement très occupée par son portable. Face à
l'abordage de Paul, elle répond : "Oh, non, j'attends
quelqu'un!" Effectivement, on la verra accompagnée
d'une amie sortant du métro. Paul revient à la charge, mais
il n'y a que deux places. On en vient à se demander si Ferrari
n'a pas fait la 456
GT à
4 places, juste pour les séducteurs invétérés. Le monde
à l'envers !
Une
seule bonne "prise"
Paul
essaye encore avec une autre femme. Elle répond sèchement,
avec un geste de dégoût. Paul, décontenancé, riposte : "C'était
une blague !" Il essuiera un autre refus, tout
aussi brutal.
Fabrice
aborde carrément une dame d'allure très digne et d'un certain
âge. Elle se laisse approcher et répond avec un sourire
désarmant : "Oh, vous savez, j'ai passé l'âge
"
Il essaye une ultime fois avec une touriste aux cheveux
roux. Il lui propose de faire un tour, ils s'approchent
de la voiture tout en conversant galamment. L'équipe se
dit : "Pff, ça fera comme l'autre fois, à la tour Eiffel
"
Eh bien non, il lui ouvre la porte. Les mauvais esprits
de Caradisiac disent : "Bah, elle monte juste
comme ça, elle ne partira pas avec lui
" Mais
elle met sa ceinture de sécurité, Fabrice monte côté conducteur,
met le contact et part ! Nous voilà bien, notre figurant
est parti faire son tour avec sa touriste, et nous, que
fait-on maintenant ?
(Nota Bene
: que les âmes sensibles se rassurent, le conducteur, la
Ferrari et la touriste sont tous revenus sains et saufs.)
La Ferrari partie avec sa passagère, c'est le moment où
jamais de sortir le Hummer de sa tanière.

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